Archive | avril, 2013

P.S. I love you, Cecilia Ahern

29 Avr

« – J’ai pas envie de faire d’erreurs.

 – Faut pas appartenir à l’espèce humaine alors, deviens un canard. »

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P.S. vous allez aimé !

Un jour je suis allée à Cork, j’ai trouvé ce bouquin de seconde main pour une bouchée de pain. Depuis il est mien et son contenu m’a atteint. (Oui je fais des rimes pour vous dire à quel point je recommande ce roman dont l’histoire se passe en Irlande !)

Le mot presque du jour

27 Avr

Hey mes poulets !

Aujourd’hui je voudrais vous présenter une page Facebook bien écrite, avec beaucoup d’humour et un côté ludique époustouflant : le mot presque du jour.

Rédigée par deux fervents défenseurs de la langue française dont un ami à moi qui a un don pour les Lettres, un maître en maniement des mots (et pas seulement en Français, sachez-le bien), avec un ton toujours léger, une pincée de fun et beaucoup de savoir, ils vous apporteront la connaissance d’un mot (ou plus) jour après jour.

Allez voir, je vous jure, on se couche moins bête après la lecture quotidienne de cette page et en plus on sent la passion derrière. Il mérite d’être lu par le plus grand nombre.

Hadrien (non il ne s’appelle pas vraiment ainsi mais il m’a tant aidé en Latin qu’un H impérial s’impose) merci de faire partager cet amour des mots, cette passion du français.

Voici la photo de profil de la page, avouez, vous êtes déjà sous le charme ? 

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Yakimono de maquereaux espagnols

27 Avr

Aujourd’hui je reviens avec une recette à base de poisson grillé. Dans le manga, Watanuki doit faire des maquereaux grillés pour accompagner le saké. La recette est appelée Maquereaux Espagnols grillés au miso. Le fait que ce soit un plat grillé place ce plat dans la catégorie des « Yakimono ». Voici une recette sympa et saine (comme toutes les recettes japonaises en fait).

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ça donne envie et ça se passe

Passons aux ingrédients pour un plat qui sera englouti par quatre personnes :

  • Deux gros maquereaux espagnols frais provenant de votre poissonnerie favorite (comme ça vous demandez au poissonnier de vider vos poissons, ça vous évitera de le faire vous-même)
  • 20cl de saké (c’est sans compter ce que vous boirez pour votre plaisir personnel)
  • 150g de miso
  • 5 cuillères à soupe de sucre 
  • 2 cuillères à café de sauce soja
  • Du gingembre
  • Du riz pour l’accompagnement

Maintenant que vous avez tout étalé sur votre plan de travail, on retrousse les manches, on se lave les mains et on se lance :

1-     Rincez les maquereaux et coupez-les en deux

2-     Coupez finement le gingembre (avec la peau)

3-     Dans un récipient il faut que vous mélangiez le sucre avec le miso et la sauce soja

4-     Mettez les maquereaux dans une poêle (assez large) et disposez par-dessus le gingembre

5-     Nappez le tout avec un peu d’eau et le saké, puis laissez bouillir

6-     En même temps faites cuire votre riz

7-     A feu doux ajoutez en mélangeant doucement la préparation à base de miso

8-     Laissez votre plat (couvert) mijoter une dizaine de minute

9-     Réduisez la sauce

10-  C’est l’heure de servir : BON APPÉTIT !

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いただきます

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Street Culture n°1 : Historique du hip-hop et la pratique du rap

26 Avr

« Quand je dis Hip vous dîtes Hop, hip-hop, hip-hop », qui n’a jamais entendu cette phrase que clament haut et fort les rappeurs sur scène ? Le hip-hop ou plus globalement le « street art » est un mouvement artistique qui regroupe plusieurs modes d’expressions que sont le chant ou rap, le dessin ou graffiti, la danse ou breakdance. Ce mouvement, né dans les années 1970 à New-York dans le Bronx, est un héritage afro-américain. En effet, il émerge du jazz, du soul et débute lors des soirées dans les ghettos et que l’on nommait « Block Party ». Un Disc-Jockey passait de la musique tandis que les gens, habitants dans le quartier, dansaient. Les chansons leur semblant trop courtes, Kool Herc (Clive Campbell) eu l’idée de rallonger la musique en diffusant la même chanson en décalée sur deux tournes disques différents branchés ensembles. Le hip-hop est né !

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Afrika Bambaataa

Afrika Bambaataa qui est un musicien américain diffuse ce mouvement grâce à son groupe qui se nomme Universal Zulu Nation. Ce même Afrika Bambaataa est à l’origine du breakdance qui commence dans le South Bronx dans le but d’éviter les affrontements sanglants entre les gangs. Il désire faire en sorte que les jeunes de son quartier utilisent le hip-hop comme un moyen de s’en sortir en dehors des gangs. Avec la Zulu Nation il va exporter le hip-hop en Europe et notamment en France en 1982 lors de la tournée New York City Rap auquel il participe et qui permet une présentation du mouvement. Puis en 1984, TF1 diffuse l’émission H.I.P.H.O.P., c’est d’ailleurs la première émission au monde à être centrée sur ce sujet. Puis dans les années 1990, c’est l’apogée du hip-hop en France avec des groupes tels que NTM, IAM, Ministère A.M.E.R., ou encore le célèbre Master Of Ceremony MC Solaar. Depuis, la France s’est fait sa place dans le hip-hop et le mouvement français est second derrière les États-Unis.

Une petite explication de chacune de ces disciplines s’impose :

1.   Le Rap

Le rap est l’expression musicale du hip-hop. Il émerge dans les années 1970 dans le South-Bronx et à Brooklyn, ghettos américains où vivait la population noire. Il consiste à scander des paroles pour revendiquer et communiquer le mal-être et les problèmes qu’ils vivent au quotidien. Il se pratique sous sa forme la plus minimale: un micro, une platine et quelques vinyles. Il y a un MC (Master Of Ceremony ou Microphone Controller) et un DJ. Le MC qui chante rappelle la culture africaine où le chant prend une place majeure dans les célébrations et dans les histoires ancestrales que l’on conte. Le succès du rap arrive avec les morceaux : Rapper’s Delight du Sugarhill Gang en 1979  The Message de Grandmaster Flash en 1982  et Planet Rock, la même année de Afrika Bambaataa.   Avec ces trois premiers tubes on assiste à un succès planétaire et le rap sort enfin de New-York pour arriver en France. Il faut attendre une dizaine d’années pour qu’un rap franco-français fasse son apparition. Depuis les années 1990 on voit également que la démocratisation du celui-ci passe par l’arrivée de rappeurs blancs tel que le chanteur Eminem aux U.S.A. Le rap devient aussi une opportunité pour le show business, une nouvelle façon de se faire de l’argent.  Aujourd’hui le rap n’est plus autant critiqué. Il est moins contestataire, moins violent. Il s’adapte à son public et devient commercial. Le rappeur ne cherche plus à se battre contre un autre rappeur, il dénonce toujours sans pour autant chercher de solution. Des textes violents de NTM  on passe aujourd’hui aux textes plus calmes de Hocus Pocus.  Bien sûr le rap reste contestataire, et celui véhiculé par 113 notamment comporte des paroles « anti-blanc », une dénonciation qui frôle la haine raciale, des mots qui s’emportent contre la police, une apologie de la drogue et du sexe. Certains concerts se voient annulés pour les raisons citées précédemment. Les autorités craignent bien souvent des débordements incontrôlables. Mais comme le dit la chanson de MC Jean Gabin, « je t’emmerde », qu’est ce qui est vrai dans ces paroles ?  Quelle est la partie créée et la réalité du rappeur en dehors du show business ? « Des squattes tu en as que l’odeur, t’es rien d’un assassin, enfance dorée », « authentique sur le papelard », « y en a qui ont que l’emballage et pas le contenu », « la syphilis dans le rap ça fait bizarre, pour bronzer t’as eu besoin d’une passoire ». Dans ses paroles MC Jean Gabin dénonce tous les mensonges de certains rappeurs les plus connus aujourd’hui (NTM, Sully Séphyl, Rohff, Booba, Lord Kossity …) afin de rappeler que leurs vies ne sont pas si horribles que leurs paroles le laissent supposer, que prôner la haine et l’injustice est une chose, encore faudrait-il la connaître et vivre ailleurs que dans le luxe et dans l’argent. Ces rappeurs n’ont rien à voir avec ceux qui ont créés le mouvement, ce ne sont que des « artistes » que le show biz attire ! Ils ne connaissent que l’argent, les voitures de luxes et les filles en bikini.

Le rap original est-il mort ?

Je vous laisse réfléchir avec un bonus ancré dans la Street Culture.

 

Hereville, Barry Deutsch

24 Avr

Coucou mes poulets !

Aujourd’hui nous allons parler de Hereville, une bande dessinée réalisée par Barry Deutsch et écrite en anglais avec des mots en hébreux (qui sont traduits en notes de bas de pages).

herevilleLe site, en anglais, vous mettra dans l’ambiance en proposant de lire un bout de la BD en ligne. Perso, je l’ai trouvée à la bibliothèque et ça m’a permis de lire un truc en anglais rapidement entre deux romans (que j’ai hâte de vous chroniquer). Mirka, le personnage principal est une jeune fille de confession juive âgée de onze ans et ayant pour passe-temps le combat de troll. Si j’ai lu How Mirka Met A Meteorite c’est parce qu’il n’y avait que ce tome à la bibli mais en réalité il s’agit de la seconde BD  Afin de vous présenter l’esprit de cette œuvre et son contenu voici la traduction de la présentation faite par l’auteur sur son site :

« Courageuse, volontaire, Mirka Hirschberg, onze ans n’est pas intéressée par les leçons de tricot que lui donne sa belle-mère, ou par les conseils de sa sœur sur comment-trouver-un-mari, ni même par les avertissements de son frère sur la conduite à suivre. Il n’y a qu’une seule chose qu’elle souhaite faire : combattre des dragons !

Certes, aucuns dragons crachant du feu n’ont été trouvé autour d’Hereville, la communauté juive orthodoxe où Mirka vit, mais cela n’empêche pas la jeune fille courageuse de perfectionner ses compétences. Elle tient courageusement tête aux tyrans locaux. Elle combat un très grand porc, très menaçant. Et elle accepte hardiment le défi d’une mystérieuse sorcière, défi qui pourrait apporter à Mirka le désir de son cœur : une épée pour tuer les dragons ! Tout ce qu’elle a à faire est de trouver – et vaincre – le troll géant qui l’a en sa possession !

Un délicieux mélange de fantaisie, d’aventure, de traditions culturelles, et d’agitation préadolescente. Hereville saura captiver les enfants de même que les adultes avec ses graphismes excitants et son héroïne divertissante. »

Maintenant je me permets de commenter ! Je dirais qu’Hereville ne « captive » pas les adultes, c’est plus un amusement qu’un réel profond intérêt. Malheureusement ce n’est pas une grande œuvre majeure qui révolutionne la BD. En effet, ayant déjà lu Foiled de Jane Yolen (qu’il faut également que je chronique), je trouve que cet ouvrage lui fait écho bien qu’Hereville soit plus accès sur le côté rebelle de la jeune juive qui veut rompre les traditions et que Foiled ait un aspect plutôt fantasy. Malgré ce symptôme du « déjà vu », je trouve l’histoire mignonne et le personnage attachant. On l’aime mais on a envie de lui donner des claques en lui disant que du haut de ses onze ans elle ferait mieux de faire attention. Après pour ce qui est des graphismes je les trouve vraiment jolis. Le choix des couleurs est intéressant, tout est accès sur le marron et le vert comme vous pouvez le voir sur les deux images de la preview à la fin de l’article. Cela donne un aspect très épuré, très modeste et en même temps dès qu’une autre couleur est là, nous nous focalisons dessus (ce qui est pratique pour les mises en avant d’un détail).

Hereville est typiquement le genre de livre que j’ai envie d’offrir à une jeune fille d’une dizaine d’années. Elle se retrouvera forcément dedans.

Pour ce qui est de mon ressenti personnel sur ma lecture : j’ai aimé cette BD. Je l’ai trouvée touchante et juste. De plus elle m’a faite rire et m’a permis d’enrichir mon vocabulaire anglais et hébreu ! Une jolie découverte que je recommande aux mamans ayant des enfants sachant lire par eux-mêmes de façon débrouillarde et aux personnes débutant l’anglais qu’un roman pourrait rebuter.

Pour finir voici les deux premières pages extraites de la preview :

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Noir Désir : à l’envers, à l’endroit

22 Avr

« Il paraît que la blanche colombe a trois cents tonnes de plomb dans l´aile 
Il paraît qu´il faut s´habituer à des printemps sans hirondelle […] »

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Peace Dove by Banksy

Recette n°3 : le Chazuke !

20 Avr

Hello !

Aujourd’hui je vais vous présenter la recette du Chazuke ! Je pense réellement que c’est une des recettes les plus « simples » qui m’a été donné de voir (après l’Onigiri). En plus de cela, c’est un plat qui est bon, nourrissant et pas très cher à faire.

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Mon premier Chazuke.

Pour faire ce plat il suffit d’avoir dans vos placards :

–       Du riz

–       Du thé vert japonais

–       Du saumon fumé

–       Des graines de sésames

–       De l’algue séchée coupée en lamelle

–       De la ciboulette

–       Optionnel : du wasabi et un umeboshi (prune)

Et maintenant place à la confection du plat le plus simple du monde !

  • Votre riz peut être cuit de la vieille, ça ne le rendra que meilleur (oui oui, je vous jure). Dance ce cas faites-le réchauffer, sinon faites-le cuire.
  • Durant la cuisson, découpez en petits carrés votre saumon et faîtes-le revenir à la poêle.
  • Déposez le poisson sur votre bol de riz. Ajoutez à votre convenance les lanières d’algues séchées, avec l’umeboshi, de la ciboulette, du wasabi. Pour les graines de sésame, faites-les griller avant de les ajouter à votre bol de riz : le résultat n’en sera que sublimé.
  • Maintenant faites infuser votre thé et versez le sur le riz. Petite astuce : verser-le sur un côté du bol afin de ne pas noyer la garniture et ainsi conserver sa saveur croustillante. (Pour l’astuce, elle est piquée de ce site.)
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A table ! Les effluves de saumon me donnent faim.

Comme prévu : simple et peu coûteux, ce plat ravira donc les étudiants et les mères de famille qui veulent un soir plus calme. Ce « chef  cuisto» Watanuki est vraiment génial !

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いただきます

 

FIN (déjà ?!)  

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Whatever Lola Wants de Nabyl Ayouch

19 Avr

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Vous voulez de la nouvelle qui croustille, qui fait rire, parler ? Je me suis mise à la danse classique. C’est donc pour cela (ou pas) que je vais vous parler d’un film qui m’a marqué il y a de ça 3 ans et que j’aime toujours autant… Whatever Lola Wants. Oui, un film de danse (comme il en existe des centaines) mais celui-là se passe au Caire et lui donne un aspect différent de tous ceux qui se déroulent aux U.S.A.  Il y a du soleil, des costumes de danse qui diffèrent de ceux du classique ou du hip-hop, il y a la musique qui sent les vacances. 

1Whatever Lola Wants est sorti en 2008 et a été réalisé par le marocain Nabyl Ayouch. Lola est jouée par la talentueuse Laura Ramsey , Zack par Assaâd Bouab (qui est un acteur que j’aime bien) et Youssef est joué par Hichem Rostom. 

Juste un mot sur Nabyl Ayouch, il a également réalisé Ali Zaoua prince de la rue qui vaut le détour malgré la dureté et la douleur que l’on peut ressentir lors du visionnage. Ce film est plein sentiments et de vérité qui nous rappellent la vie que certains enfants ont dans des endroits pas si éloignés que ça.

Après je me permets un petit moment spécial découverte de Assaâd Bouab qui est un acteur marocain qui a fait ses études au Cours Florent à Paris. Je l’ai découvert dans Rose et Noir de Jugnot. Il joue aussi dans Indigènes et Hors-la-loi qui vous diront surement quelque chose (sinon c’est que vous n’avez pas vécu en France ces 10 dernières années). J’ai aussi apprécié Marrock dans lequel il joue. Mais là je vous conseille ce film si vous avez 15 ans et que vous rêvez de vacances à Casablanca.

L’histoire en quelques lignes :

Lola, jeune New-Yorkaise de 25 ans (oui, on débute aux Etats-Unis) n’a qu’un rêve : devenir danseuse. Elle désire plus que tout quitter son job de factrice. Pour cela elle est prête à danser dans le restaurant que tient Youssef, son meilleur ami gay d’origine égyptienne. Et ce devant un chorégraphe célèbre ! Ce soir-là elle rencontre Zack, un autre égyptien. C’est le début d’une idylle qui tourne court rapidement suite à leur différence de culture et de mentalité. Zack rentre en Egypte sans laisser le temps à Lola de faire quoi que ce soit pour le retenir. Elle décide de laisser tomber New-York et d’embarquer pour le Caire. Là elle découvrira un monde différent du sien. Elle devra faire face à la culture de Zack et de Youssef qui diffère de tout ce qu’elle a connu. Et Lola se met en tête de chercher la danseuse orientale Ismahan qu’elle a vu danser sur une VHS lors d’une « soirée » chez Youssef. Peut-être que son destin de danseuse n’était pas à New-York après tout …

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Et en bande annonce ça donne quoi ? Tindin ! 

Je ne sais que dire pour « critiquer » ce film car j’en suis juste fan. J’aime l’humour de Youssef, la folie de Lola, la noirceur d’Ismahan et je déteste Zack. Les paysages font rêver, la scène de danse sur le toit parmi les tissus colorés est juste magnifique. 

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 Ce film fait réfléchir sur l’importance du regard des autres, sur le poids des traditions. En effet, si Lola représente l’évolution et permet de nous dévoiler une femme forte qui veut changer les choses, Zack reste enfermé dans le carcan des traditions ancestrales, reflet d’une société passée tout en restant une réalité actuelle.

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J’aime beaucoup la musique de ce film et notamment la chanson Whatever Lola Wants interprétée par la grande Natacha Atlas. C’est aussi l’occasion de dire un mot sur le titre. En effet, il correspond très bien a l’histoire, avec le personnage de Lola, mais d’où vient-il ? A l’origine cette chanson populaire avait pour titre « Whatever Lola Wants, Lola Gets ». Ce qui colle encore mieux à Lola mais qui dévoilerais peut-être un peu trop l’histoire. Ecrite et composée en 1955 par Richard Adler et Jerry Ross, cette chanson a été inspirée par une certaine Lola Montez, danseuse d’origine irlandaise ayant côtoyé Georges Sand (entre autres). Elle aurait inspiré le burlesque avec sa « danse de l’araignée » notamment. Pour plus de détail sur Lola Montez je vous laisse avec Wikipédia

Alors mes petits poulets, je vous laisse là et avec le film complet qui est sur Youtube ! 

Et en cadeau ma citation favorite qui est de Youssef :

Pour moi le mec idéal je le rencontre au restaurant, comme ça je n’ai même pas à me déplacer. On va à mon appart’. C’est lui qui paye le taxi. On s’éclate comme des bêtes pendant cinq heures … Et à deux heures du mat’, il se transforme en falafels !”

Bye Bye mes petits poulets !

« L’amour, cette noble folie, dont la puissance peut tuer l’âme de ses remèdes emmiellés ! »

17 Avr

Je voudrais allier mon amour pour la littérature classique, la langue française et mon année en Irlande. C’est donc sans surprise que je vous parle aujourd’hui d’Oscar Wilde et qui plus est d’une pièce qu’il a écrit en français avant d’en faire la traduction en anglais.

Faire la présentation de ce monsieur serait peut-être un outrage dans le sens où il évoque forcément quelque chose à tout le monde mais je ne peux m’empêcher de revenir sur deux ou trois points par plaisir (et au cas où).

Tout d’abord son nom complet (parce que les noms irlandais ça en jette un max même si on ne sait jamais comment ça se prononce) : Oscar Fingal O’Flahertie Wills Wilde. Il est né à Dublin en 1854 et est mort à Paris en 1900. Vous comprendrez qu’il n’a pas fait de vieux os. Dommage, on n’aurait pas rechigné sur un peu plus de Wilde, qu’en dites-vous ?

Dans tous les cas, à Dublin on aime Wilde et on le cuisine à toutes les sauces. Son prestigieux parcours scolaire est souligné à Trinity College, sa statue est présente à Merrion Square. Celle-ci fait face à la porte d’entrée de sa maison natale. Et si vous lisez les panneaux dans la ville un grand nombre sont là pour rendre hommage à cet illustre irlandais.

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Statue d’Oscar Wilde à Merrion Square

Ce dandy reconnu est l’auteur d’une tragédie en un seul acte qui reprend le mythe de Salomé. Elle parait au cours de l’année 1891, année où Oscar Wilde fait son premier séjour à Paris. C’est ici même qu’Oscar Wilde vient de croiser un mouvement qui marquera son style profondément : le décadentisme. Ce mouvement est d’ailleurs très friand du mythe de Salomé qui sera repris maintes fois. Mais pourquoi donc ? A cause de l’histoire que ce mythe raconte et par la figure de la femme fatale.

  • Piqûre de rappel qui servira de résumé de la pièce également :

 Salomé est un personnage biblique faisant partie des évangiles selon Matthieu et Marc. Ce serait la reproduction d’un récit populaire profane et scandaleux n’ayant très probablement jamais eu lieu. Salomé, la fille d’Hérodiade, se voit dans l’obligation de danser pour son beau-père. Ce dernier lui promet de lui accorder une faveur en échange. Salomé demande alors à Hérode Antipas la tête de Jean-Baptiste sur un plateau. Celui-ci ne pouvant bafouer sa parole royale se voit donc dans l’obligation de lui accorder sous le regard ravis de sa femme Hérodiade.

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Salomé de Moreau

 Le personnage de Salomé inspire énormément les artistes du XIXe siècle. L’image du décadentisme réside dans ce personnage. Elle est belle, fait envie mais en même temps cette beauté se révèle cruelle et même mortelle. On voit ici la Femme comme un objet de perversion. En effet la danse de sept voiles effectuée par Salomé nous dévoile sa grâce qui prendra fin avec sa requête. Ce n’est plus la jeune fille fragile du début, nous avons à faire à une femme « bestiale ». Elle n’a qu’une idée en tête : assouvir son envie. Cela la rend même indifférente à la barbarie qu’elle engendre. Demander la mort est une chose mais demander la décapitation (décollation) pour admirer un visage est un symbole fort qui dévoile tout le sadisme de cette femme. Cependant  Salomé n’est pas la seule femme à être montrée comme perverse, sa mère Hérodiade l’est également. Pour cause, celle-ci se remplit de joie lorsque sa fille demande la tête d’Iokanaan (Jean-Baptise). Qu’est-ce qui semble le plus cruel, formuler une volonté ou prendre du plaisir à entendre une personne monstrueuse et sadique ?

L’histoire décrite dans cette pièce, c’est aussi la fin d’une ère, rien ne peut durer éternellement tel quel, il faut que cela cesse mais on ne sait pas comment. Même si Salomé fait un choix fou, elle est l’unique personne qui tente de mettre un terme à cette situation. C’est aussi ça l’esprit décadent, l’idée que l’homme est à la frontière entre deux périodes : celle d’une époque radieuse révolue et celle d’un futur incertain. Le présent est à la nostalgie et à l’angoisse.

Enfin un petit mot sur le choix de la langue par Wilde. Il aurait écrit cette pièce en français pour tenter d’écrire dans une langue qui n’est pas la sienne, juste pour s’essayer. A cette époque (et encore maintenant mais ce n’est plus pareil), le français était une langue très prisée en littérature. Il est très probable qu’Oscar Wilde ait fait cela par mode. Ce qui est sûr c’est que la traduction anglaise proposée par son amant de l’époque ne l’avait pas séduit et qu’il a finalement écrit par lui-même la version anglaise également.

Si vous voulez lire le texte la Bibliothèque Nationale l’a numérisé afin d’en rendre son contenu gratuit ! images (6)

P.S : Si vous aimez le décadentisme ou si vous cherchez un livre emblématique de la période je vous conseille A Rebours de Huysmans. Attention ce livre peut paraître indigeste pour un néophyte ou pour quelqu’un qui ne se serait pas renseigné avant. En tout cas une fois avalé, on se rend compte de la richesse du contenu ! J’ai beau avoir râlé en le lisant, avoir ramé des chapitres durant, aujourd’hui je suis fière de pouvoir en parler et d’avoir cette référence.

« LE CAPPADOCIEN:
– Cependant, c’est terrible d’étrangler un roi.
PREMIER SOLDAT:
– Pourquoi ? Les rois n’ont qu’un cou, comme les autres hommes. »

 

15 Avr

 

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« Ce sont nos choix, Harry, qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos aptitudes. »

Dumbledore.

 

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