Street Culture n°1 : Historique du hip-hop et la pratique du rap

26 Avr

« Quand je dis Hip vous dîtes Hop, hip-hop, hip-hop », qui n’a jamais entendu cette phrase que clament haut et fort les rappeurs sur scène ? Le hip-hop ou plus globalement le « street art » est un mouvement artistique qui regroupe plusieurs modes d’expressions que sont le chant ou rap, le dessin ou graffiti, la danse ou breakdance. Ce mouvement, né dans les années 1970 à New-York dans le Bronx, est un héritage afro-américain. En effet, il émerge du jazz, du soul et débute lors des soirées dans les ghettos et que l’on nommait « Block Party ». Un Disc-Jockey passait de la musique tandis que les gens, habitants dans le quartier, dansaient. Les chansons leur semblant trop courtes, Kool Herc (Clive Campbell) eu l’idée de rallonger la musique en diffusant la même chanson en décalée sur deux tournes disques différents branchés ensembles. Le hip-hop est né !

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Afrika Bambaataa

Afrika Bambaataa qui est un musicien américain diffuse ce mouvement grâce à son groupe qui se nomme Universal Zulu Nation. Ce même Afrika Bambaataa est à l’origine du breakdance qui commence dans le South Bronx dans le but d’éviter les affrontements sanglants entre les gangs. Il désire faire en sorte que les jeunes de son quartier utilisent le hip-hop comme un moyen de s’en sortir en dehors des gangs. Avec la Zulu Nation il va exporter le hip-hop en Europe et notamment en France en 1982 lors de la tournée New York City Rap auquel il participe et qui permet une présentation du mouvement. Puis en 1984, TF1 diffuse l’émission H.I.P.H.O.P., c’est d’ailleurs la première émission au monde à être centrée sur ce sujet. Puis dans les années 1990, c’est l’apogée du hip-hop en France avec des groupes tels que NTM, IAM, Ministère A.M.E.R., ou encore le célèbre Master Of Ceremony MC Solaar. Depuis, la France s’est fait sa place dans le hip-hop et le mouvement français est second derrière les États-Unis.

Une petite explication de chacune de ces disciplines s’impose :

1.   Le Rap

Le rap est l’expression musicale du hip-hop. Il émerge dans les années 1970 dans le South-Bronx et à Brooklyn, ghettos américains où vivait la population noire. Il consiste à scander des paroles pour revendiquer et communiquer le mal-être et les problèmes qu’ils vivent au quotidien. Il se pratique sous sa forme la plus minimale: un micro, une platine et quelques vinyles. Il y a un MC (Master Of Ceremony ou Microphone Controller) et un DJ. Le MC qui chante rappelle la culture africaine où le chant prend une place majeure dans les célébrations et dans les histoires ancestrales que l’on conte. Le succès du rap arrive avec les morceaux : Rapper’s Delight du Sugarhill Gang en 1979  The Message de Grandmaster Flash en 1982  et Planet Rock, la même année de Afrika Bambaataa.   Avec ces trois premiers tubes on assiste à un succès planétaire et le rap sort enfin de New-York pour arriver en France. Il faut attendre une dizaine d’années pour qu’un rap franco-français fasse son apparition. Depuis les années 1990 on voit également que la démocratisation du celui-ci passe par l’arrivée de rappeurs blancs tel que le chanteur Eminem aux U.S.A. Le rap devient aussi une opportunité pour le show business, une nouvelle façon de se faire de l’argent.  Aujourd’hui le rap n’est plus autant critiqué. Il est moins contestataire, moins violent. Il s’adapte à son public et devient commercial. Le rappeur ne cherche plus à se battre contre un autre rappeur, il dénonce toujours sans pour autant chercher de solution. Des textes violents de NTM  on passe aujourd’hui aux textes plus calmes de Hocus Pocus.  Bien sûr le rap reste contestataire, et celui véhiculé par 113 notamment comporte des paroles « anti-blanc », une dénonciation qui frôle la haine raciale, des mots qui s’emportent contre la police, une apologie de la drogue et du sexe. Certains concerts se voient annulés pour les raisons citées précédemment. Les autorités craignent bien souvent des débordements incontrôlables. Mais comme le dit la chanson de MC Jean Gabin, « je t’emmerde », qu’est ce qui est vrai dans ces paroles ?  Quelle est la partie créée et la réalité du rappeur en dehors du show business ? « Des squattes tu en as que l’odeur, t’es rien d’un assassin, enfance dorée », « authentique sur le papelard », « y en a qui ont que l’emballage et pas le contenu », « la syphilis dans le rap ça fait bizarre, pour bronzer t’as eu besoin d’une passoire ». Dans ses paroles MC Jean Gabin dénonce tous les mensonges de certains rappeurs les plus connus aujourd’hui (NTM, Sully Séphyl, Rohff, Booba, Lord Kossity …) afin de rappeler que leurs vies ne sont pas si horribles que leurs paroles le laissent supposer, que prôner la haine et l’injustice est une chose, encore faudrait-il la connaître et vivre ailleurs que dans le luxe et dans l’argent. Ces rappeurs n’ont rien à voir avec ceux qui ont créés le mouvement, ce ne sont que des « artistes » que le show biz attire ! Ils ne connaissent que l’argent, les voitures de luxes et les filles en bikini.

Le rap original est-il mort ?

Je vous laisse réfléchir avec un bonus ancré dans la Street Culture.

 

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