Street Culture n°4 : conclusion personnelle

17 Mai

Dès l’exportation du Hip-Hop en dehors des États-Unis on peut dire que le mouvement s’ouvre et se démocratise. Il n’est plus réservé aux noirs des ghettos. Lors de son arrivée en France, ce sont les populations vivants dans les quartiers dits « défavorisés », les immigrés qui prennent les rennes des différentes disciplines du hip-hop. En Effet, même si le graff est réservé aux plus « bourgeois » (car c’est une réalité, il faut pouvoir se payer les bombes), le rap et le break eux restent presque exclusivement pratiqués par les gens des banlieues des grandes villes.

Pour qui est cet art, qui le voit et qui le regarde ?

BeFunky_Instant_3

à Lyon

Si ce sont les gens issus des quartiers qui sont les acteurs de ce mouvement, ce sont également eux qui l’apprécient. Lorsque les artistes couchent leurs peintures sur les murs plus que sur de la toile c’est pour que chaque passant puisse la voir. Le désir d’en faire un art universel est très présent dans leur idéologie. Malgré cela c’est chose courante de passer devant ces graffitis sans même y faire attention. Seul un œil averti  pourra déchiffrer ce qui est indéchiffrable pour beaucoup (lettrage difficile à lire). Ce besoin d’expertise a renversé la tendance et a fait en sorte que le graff soit un genre artistique à part entière. Aujourd’hui il est courant de voir des libres commentant les tags au même titre que les autres peintures.

La danse et le rap quant à eux sont devenus des arts populaires. Des centaine de personnes de tous horizons viennent voir des entraînements publics de hip-hop en plein cœur des villes. Enfin pour ce qui est du rap, avec internet notamment, les musiques se diffusent très vite. Et même si certains groupes restent cloîtrer dans leur quartier ou de leur ville beaucoup s’exportent. C’est notamment le cas de Médine, issus du Havre avec son groupe Ness et Cité puis La Boussole, est aujourd’hui une «pointure » en matière de rap français. Le rap est devenu un des genres les plus en vogue.

MEDINE

Médine

Le hip-hop est donc pour tous, ouvert à celui qui souhaite s’initier tout en restant un art de la rue, fait par et pour une population urbaine.

Si le hip-hop est surnommé le « street art » ce n’est pas pour rien, et il faut donc le prendre comme un art qui s’inscrit dans les villes. Il serait beaucoup moins intéressant de graffer un abris-bus de campagne qu’un mur en plein centre d’une ville. De par son histoire même, on remarque le lien étroit que ce mouvement détient avec la ville : ils ne font qu’un. Le hip-hop ne serait rien sans ce que lui fournit la ville. Des lieux sont détournés et mis à profit de la pratique de la danse, du chant ou du graff. Parmi ces lieux on peut penser aux bâtiments publics qui font régulièrement office de piste de danse (allez voir l’opéra à Lyon ou la gare de Rouen, ça vaut le coup !) ou encore un bon nombre de murs qui deviennent des œuvres d’art pour certains et du vandalisme pour d’autres…

Pour ce qui est de l’art, seul le contemplateur peut faire son choix. Et je terminerais sur une phrase que l’on peut donc méditer:

« Rap is the business, hip-hop is the culture. »

(Le rap est le business, le hip-hop est la culture.) Grandmaster Flash

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