Archive | février, 2014

Journey – Critique de jeux vidéo

27 Fév
Journey Logo

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Parlons de jeux vidéo avec Journey sur Playstation 3. Voilà, ce n’est pas habituel mais j’avais envie de vous faire partager mon expérience de jeu. Car au-delà de la lecture, il m’arrive de temps à autre de jouer sur mon PC ou sur une console, quand il y en a une qui se présente. Ce fut le cas avec Journey. J’en avais entendu parler sur le net et par Almanza. Le style et les décors me semblaient à couper le souffle, mais je ne voyais pas en quoi le jeu était « original », puisqu’il n’y a pas d’histoire à proprement parler. Et en fait, il faut y jouer pour savourer toute la poésie du jeu.

Alors Journey c’est quoi ?

C’est donc un jeu vidéo édité par Sony sur PS3 et développé par Thatgamecompany. Sorti en mars 2012 en France, je n’ai eu la chance d’y jouer qu’en février 2014 (il m’en aura fallu du temps). Lorsque vous achetez ce jeu, il vous est fourni avec 2 autres que sont FlOw et Flower. Ainsi semblent avoir été réunis les 3 éléments que sont l’air (avec Flower), l’eau (avec FlOw) et la terre – voire la terre de feu – avec Journey.

Journey Screenshot

Des couleurs chaudes, un décors magique : Journey

Et l’histoire dans tout ça ?

Beaucoup ont tenté d’en parler et je ne me sens pas à mon aise pour vous dire quoi que ce soit de mieux. Alors je vais faire tout mon possible pour que ça semble juste.
Tout d’abord on incarne une personne étrange, avec une cape rouge sur laquelle sont brodés des liserés oranges (plus vous finissez de parties, plus nombreux seront les liserés). Seul face à l’immensité du monde, il vous faudra prier pour voir apparaître un être mystique. Ou bien jouer en ligne pour pouvoir avoir un « contact » avec les autres joueurs. Le but ultime de votre personnage est d’atteindre LA montagne.

Journey, screeshot de la montagne

La montagne, le but ultime

Les décors, parlons-en. Ils semblent tellement grands face à nous. Que sommes-nous face à la nature ? Face à la volonté du vent par exemple. Voguant d’une terre aride à un milieu glacial, Journey (qui veut dire voyage hein) nous emporte dans un périple aux climats divers. Avec des luminosités grandioses, des images qui restent … Un souvenir digne d’un véritable voyage !

Regardez le trailer vous verrez !

Mon avis ?

Je devrais jouer plus souvent, c’est bon pour ma santé ! Et j’aime ça en plus. Ce jeu est typiquement le genre d’expérience que j’aime. En 2h30, le jeu est largement fini : on a traversé tous les mondes. Mais en même temps, l’aspect poétique laisse une certaine envie de recommencer. Un jeu qui montre que sans un mot, juste avec des images et de la musique, on peut faire passer un message (assez écolo) et faire un jeu inoubliable. Entre contemplation, réflexion et imagination ce jeu n’aura de cesse de réveiller l’âme du poète qui sommeille en vous.

Journey screenshot

De la poésie à l’état pur

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Les découvertes littéraires du Web – La Bedethèque

25 Fév

Bonjour,

Comme je l’avais annoncé la semaine dernière sur la page Facebook de Chickon voici une nouvelle rubrique visant à vous faire connaître des sites, des blogs, des bases de données et autres logiciels glanés au fil de mes pérégrinations sur Internet. Je vais commencer par un site de référencement de bande dessinée collaborative qui est : la Bedethèque de BDGest‘.

Avec une interface agréable et intuitive, il n’est pas dur d’utiliser cette Bedethèque et je vous recommande de le faire.

BDGest interface

BDGest interface

C’est tout d’abord un site de référencement où vous retrouverez presque tous les titres de BD possibles et imaginables (je dis presque parce que je ne connais pas tout et je ne connais pas les limites du site). C’est donc agréable de trouver un résumé de la BD, l’année de parution, des infos sur la série en général …

Un mot à dire, une critique à faire passer ? C’est chose possible ! Vous pouvez poster vos critiques sur le site et les lecteurs la verront s’afficher en dessous de la description de la BD. Et l’aspect interactif de la chose offre un confort aux lecteurs qui a des avis qui diffèrent et pourra ainsi selon ce que les uns ou les autres ont aimé, se référer à eux. Pour les adeptes des communautés, la Bedethèque a un forum sur lequel vous pourrez discuter de … BD !

Vous pourrez notamment partager des photos de dédicaces et regarder des illustrations dans la galerie.

Une page de news, nous informant des événements importants, est disponible mais je la trouve plus faible que certains autres sites (dont le très très bon 9emeArt dont je vous parlerai plus amplement bientôt).

Je vous mets les statistiques du site, juste pour que vous vous fassiez une idée !

La Bedethèque c’est :

158 834 Albums

19 245 Revues

32 297 Séries

29 161 Avis

23 571 Para-BD

32 463 Cotes

22 399 Auteurs

45 951 Ventes

Vous pouvez également gérer votre bibliothèque grâce à BDGest’, le logiciel est vendu en ligne, ou utiliser la fonctionnalité de gestion en ligne directement.

Chaque semaine découvrez quelles sont les 20 BD les plus vendues. Et tous les mois, les utilisateurs de la Bedethèque font un top 5 de leurs BD favoris. Vous aussi, vous voudriez participer pour voir votre BD favorite sur le podium ? Alors go, venez sur la Bedethèque.

Enfin, vous attendez une BD, vous ne savez pas quand elle va sortir ? Pas de panique, un calendrier des sorties est en ligne.

J’espère vous avoir donné l’envie d’aller jeter un œil sur ce site. Je vous laisse leur Facebook si vous voulez approfondir vos recherches.

Sur ce je vous laisse et si ce nouveau rendez-vous vous plait, je le ferai dorénavant chaque semaine à la place de la citation.

xoxo


							

Murena, de Dufaux et Delaby – Critique littéraire bande dessinée

23 Fév

Cette semaine, ce sera une critique de BD que je qualifierais de classique puisque je voudrais vous parler de Murena de Dufaux et Delaby ! J’ai découvert cette série il y a quelques années de cela. Elle m’a servi au cours de mon cursus scolaire en histoire. C’est une série qui a de l’âge. Débutée en 1997 et publiée chez Dargaud, Murena compte à ce jour 9 tomes tous aussi bons les uns que les autres. Une bande dessinée bien travaillée et dont le scénario exalte avec brio la vie à Rome sous Claude, puis sous Néron. L’histoire autant que les dessins nous permettent de remonter le temps et d’arriver au cœur des conflits de la Rome antique.

P. Delaby

P. DELABY

Cette critique, c’est aussi un hommage à Philipe Delaby, décédé il y a moins d’un mois mais qui restera parmi les grands de la BD, via Murena. Une jolie façon de devenir immortel.

Murena tome 1

Couverture Tome 1

J’aime particulièrement les références aux textes latins, et toutes les recherches qui ont été effectuées pour coller le plus possible à « la réalité ». Je mets ceci entre guillemets puisque, si les décors, les costumes et beaucoup de choses tentent d’être réalistes, le scénario n’est que basé sur l’Histoire et s’en détache pour nous offrir une adaptation originale. Le point que je pose sur le débat entre histoire et fiction dans la bande dessinée a été abordé lors du festival Le Goût des Autres et je trouve que c’est un sujet intéressant. En effet, les auteurs de BD nous donnent à voir, plus que dans un roman, puisqu’il s’agit de quelque chose de graphique. Il convient donc d’être réaliste si l’on veut traiter d’un sujet dit historique, comme dans Murena, ou encore lorsqu’il s’agit de bande dessinée sur la guerre (cf : Tardi). Les auteurs font un véritable travail de documentation et de recherche. Le scénario s’éloigne de ce qui s’est vraiment passé, mais ce n’est pas quelque chose de négatif. En effet, leur désir est de nous montrer un fait divers venant de leur imagination, mais prenant pour cadre un fait réel. C’est ainsi qu’il faut comprendre ce genre. On a tous appris et retenu plein de

Couverture tome 9

Murena tome 9

choses sur les romains et les gaulois grâce à Asterix ! Sur l’Egypte antique via Papyrus ! Cette BD historique (comme nombre d’autres) n’a pas pour vocation de dévoiler l’histoire telle qu’elle a eu lieu, mais bien de faire vivre une histoire dans la grande Histoire.

Bref, cette digression faite, je souhaite vous dire à quel point Murena est une bande dessinée de qualité ! Chacun des 9 tomes est une histoire prenante. Jamais on ne s’ennuie, et à chaque fois l’intrigue

reprend son souffle. Une flamme qui n’a de cesse d’être ravivée pour le plaisir du lecteur ! Côté illustration, c’est vraiment un travail magnifique, hors du temps, comme une plongée dans l’Antiquité. J’ai adoré les gladiateurs dans le tome 1. Et j’ai également aimé l’arrivée des conflits de religion dans les derniers tomes …

Murena Gladiateurs

Scène avec des gladiateurs

Cette série est déjà tellement connue que vous ne devriez pas avoir de mal à la découvrir par vous-même si vous voulez en savoir plus ! Je crois que sinon je vais en dire trop. Et ce ne serait pas servir cette bande dessinée de talent qu’il est bon de savourer. Surtout maintenant que P. Delaby n’est plus là pour nous faire rêver.

Je vous laisse aller parcourir le blog de P. Delaby reprit en main par sa femme !

Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray – Critique littéraire bande dessinée

21 Fév

De retour pour une critique de BD avec une « valeur sûre » … Depuis la lecture du tome 1 il y a quelques années, cette série fait partie de mes favorites : Long John Silver de Xavier Dorison et Mathieu Lauffray, publiée aux éditions Dargaud! Je viens de relire la série et je ressens le besoin de vous faire part de mon humble avis sur le sujet.

Une série en 4 tomes qui reprend l’Île au trésor de Stevenson pour en faire un hommage magnifique.

Long John Silver

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En voilà le synopsis :

« Si chacun connaît L’Île au trésor, qui sait réellement ce qu’il est advenu du pirate Long John Silver ? Xavier Dorison et Mathieu Lauffray ont tout simplement entrepris de raconter son histoire, nourris par les récits de grande aventure et de

Long John Silver, Neptune

Partez à l’aventure sur le Neptune

piraterie. Somptueux ! Délaissée par son mari parti découvrir le nouveau monde depuis plusieurs années, lady Vivian Hastings est restée à Bristol, en Angleterre. Seule ? Pas tout à fait : Vivian, consciente de son charme, ne manque pas de courtisans.

Ceux-ci ne connaissent pas sa situation matérielle inquiétante : ruinée bien que toujours propriétaire du domaine et, surtout, enceinte… Tout bascule le jour où Vivian reçoit enfin des nouvelles de son mari qui lui somme de le rejoindre en Amérique du sud où Lord Hasting aurait découvert le mythique trésor de Guayanacapac ! Acculée, Lady Hastings décide de partir et fait appel, malgré les mises en garde du docteur Livesey, à une bande d’hommes sans foi ni loi dont le chef n’est autre que le redoutable Long John Silver. Vivian conclut un pacte de sang avec ce pirate qui lui propose de l’embarquer jusqu’au nouveau monde en échange d’une partie du trésor. Le voyage s’effectuera jusque dans les pays les plus reculés, le long de l’Amazonie, en pleine forêt.« 

Embarquement immédiat à bord du Neptune ! Cap vers un univers sombre où l’on évolue au fil des décisions du Capitaine Long John Silver. Il nous emmène de Bristol (en Angleterre) à Guayanacapac en Amérique du Sud. Un voyage intense qui mêle chasse au trésor et piraterie.

Lady Vivian Hastings

Alors, fatale non ?

Les personnages sont aussi sombres que l’histoire (normal, ce sont des pirates) et cela leur confère un aspect très humain. J’ai eu mon coup de cœur pour Lady Hastings parce que c’est une femme forte, elle est belle et elle se bat pour ses idéaux ! Une représentation parfaite de la femme fatale.

Du début à la fin cette série est un régal, une réussite sans faute. Les dernières pages closent l’histoire de manière très réussie (oui j’ai adoré le tome 4). Un BD où il faut avoir les 4 tomes sous le coude pour lire tout d’un coup tellement c’est prenant. Immersion totale conseillé, vous m’en direz des nouvelles !

Long John Silver, Guyanacapac

Il n’attend plus que vous !

On les aura, de Barroux – Critique littéraire bande dessinée

19 Fév

Il y a quelques semaines j’étais au festival Le Goût des Autres du Havre et j’ai vu la prestation de Barroux en spectacle, adapté de sa bande dessinée « On les aura« . Et depuis j’y repense souvent. J’avais envie de vous partager mon avis sur son ouvrage et vous donner quelques informations sur ce qu’un livre de ce type peut donner en spectacle.

On les aura, Barroux

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« On les aura » est une « bande dessinée » faite à partir d’un journal de poilu trouvé par Barroux lors d’un débarras. A la base, il est illustrateur pour les enfants. Mais là il décide qu’il peut, qu’il doit en faire quelque chose, pour la mémoire … Le rendu final c’est un journal, un carnet illustré avec les propos d’un poilu en vis à vis avec le dessin de Barroux pour leur donner vie.

Le synopsis ? Il vous en faut un ?
Nous embarquons pour un voyage dans le passé, au début de la Grande Guerre, de la Der des Der … Au fil des pages nous suivons les pérégrinations d’un soldat, de Août 1941 à Septembre de la même année.

En noir et blanc, sur un fond tragique, Barroux redonne vie à un soldat tombé dans l’oubli. De la mobilisation au front, en passant par les blessés, cet inconnu nous transporte dans la réalité d’un début de guerre, dans un basculement de vie, dans un moment où tout est flou. Quant à Barroux, il illustre parfaitement ce bel ouvrage, plein de vérité avec des témoignages doux malgré des propos forts.

Barroux, On les aura

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Un mot du spectacle. J’ai été subjuguée par ce que j’ai vu. Barroux lisait le carnet, et dessinait en même temps certaines scènes. Son dessin était retransmis sur écran géant, ce qui permettait d’admirer en direct les traits donnant vie au texte, aux mots prononcés juste avant. La guitare électrique qui rythmait le tout était une astuce ingénieuse pour bruiter les combats, pour donner le tempo, pour faire gronder le texte, le faire rugir. Une prestation qui n’a laissé personne indifférent.

Alors, si vous avez l’occasion de voir ce spectacle, n’hésitez pas une seconde. Et sinon, laissez vous emporter par la bande dessinée « On les aura« , de Barroux.

 

A real Hero – College & Electric Youth

17 Fév

A REAL HERO, une musique de College & Electric Youth

« A real human being

And a real hero

Back against the wall and odds
With the strength of a will and a cause
Your pursuits are called outstanding
You’re emotionally complex

Against the grain of dystopic claims
Not the thoughts your actions entertain
And you, have proved, to be

A real human being
And a real hero
A real human being
And a real hero
A real human being
And a real hero
A real human being
And a real hero
A real human being

A pilot on a cold, cold morn’ (morning)
155 people on board
All safe and all rescued
From the slowly sinking ship
Water warmer than
His head so cool
In that tight bind knew what to do

And you, have proved, to be
A real human being
And a real hero
A real human being
And a real hero
A real human being
And a real hero
A real human being
And a real hero
A real human being

A real human being

A real human being »

Le journal d’Edward, hamster nihiliste (1990-1990), de Miriam et Ezra Ilia – Critique littéraire

16 Fév

Parfois, je me retrouve avec des choses étranges entre les mains. Ça a été le cas il n’y a pas très longtemps quand Gwen Audrey (une bloggeuse critique littéraire) m’a montré ce « journal« . Je me suis de suite posée la question : mais qu’est-ce qu’un hamster nihiliste ? Ce fût le début de mes surprises !

Journal d'Edward 01

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Alors qu’à cela ne tienne, il fallait lire ce livre à tout prix. Franchement, un titre comme celui-ci, il ne peut que vous faire envie ? Découvrir un truc aussi incongru !

Je dois vous avouer que je suis autant surprise à la fin de la lecture qu’au début. Perplexe, je crois que c’est le mot.

Edward est un hamster philosophe incompris qui s’est retrouvé dans une cage. Dès lors il décide de tenir un journal relatant ce qu’il vit et ses réflexions, sur le monde qui l’entoure et sur son existence. Que peut-on espérer de la vie quand on est un hamster qui n’a pour distraction qu’une roue dans une cage ? Que peut-il arriver quand d’autres hamsters débarquent dans notre univers ? Edward vous dévoile tout … Enfin, il l’a fait le temps qu’il a pu, puisque la vie d’un hamster est somme toute assez brève.

A travers ce livre, ce petit ouvrage, on perçoit clairement une critique de notre société, de notre monde et de notre mode de vie. Une belle façon de dénoncer tout cela. C’est subtile, ludique et tellement drôle.

journal d'Edward

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Attention cependant, c’est de l’humour assez noir. Si vous n’aimez pas ce genre, je vous conseille de vous abstenir de toute urgence ! En revanche, amis défenseurs du droit des animaux, ce livre est pour vous. Militez pour la sauvegarde des hamsters en brandissant fièrement ce bouquin !

Un petit hic malgré tout ? Je trouve le prix du Journal d’Edward un peu élevé. Mais il faut comprendre … Il fallait se la farcir la traduction hamster-français !

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