Archive | juin, 2014

Critique littéraire – La reine des lectrices, Alan Bennett

25 Juin

The Queen en première de couverture et me voilà embarquée dans une nouvelle lecture. La reine des lectrices d’Alan Bennett, un classique que je n’avais pas encore dévoré, aujourd’hui c’est chose faite. Avec seulement 123 pages, Bennett nous offre de l’humour anglais fort sympathique. Décalé, original et avec un personnage principal royal !

la reine des lectrices

la reine des lectrices

Je conseille ce livre pour les lectures de l’été ! Petit, rapide à lire, il est l’allié parfait des plages, de votre sac à main et même de votre table de chevet.

Je vous laisse avec le résumé de la quatrième de couverture qui annonce bien ce roman :

« Que se passerait-il outre-Manche si Sa Majesté la Reine se découvrait une passion pour la lecture ? Si, tout d’un coup, rien n’arrêtait son insatiable soif de livres, au point qu’elle en vienne à négliger ses engagements royaux ? 
C’est à cette drôle de fiction que nous invite Alan Bennett, le plus grinçant des comiques anglais. Henry James, les sœurs Brontë, Jean Genet et bien d’autres défilent sous l’œil implacable d’Elizabeth, cependant que le monde empesé so British de Buckingham Palace s’inquiète. Du valet de chambre au prince Philip, tous grincent des dents tandis que la royale passion littéraire met sens dessus dessous l’implacable protocole de la maison Windsor. 
Un succès mondial a récompensé cette joyeuse farce qui, par-delà la drôlerie, est aussi une belle réflexion sur le pouvoir subversif de la lecture. »

 

Mon avis :

Alors voilà, j’adore l’humour british et ça n’a pas loupé. Les moqueries à propos de l’amour de la reine pour ses chiens en ai un bon exemple. Qui d’autres qu’un anglais peut aussi habilement et subtilement se moquer des anglais ?

La reine des lectrices, en plus d’être drôle et léger, est un véritable ode à la lecture. En effet, les livres, la littérature et plus précisément l’envie de lire va radicalement changer Elizabeth, son quotidien et celui de son entourage. On y parle de Proust, de Brönte, de Austen aussi bien que de Alice Munro et Genet. The Queen fait son apprentissage de littéraire en allant du contemporain aux œuvres classiques en trouvant toujours plus d’intérêt. Une plongée dans les livres, ce qui est un véritable régal pour un lecteur passionné : une mise en abyme de soi à travers la reine.

La lecteur est vectrice de réflexion, d’analyse, de changement profond en nous-même et voilà que cette expérimentation est vécue sous nos yeux. Quel beau message. Mais attention, ce n’est pas parce que l’on aime lire un auteur qu’on appréciera forcément une discussion avec ce dernier … Je vous laisse méditer ou comprendre en lisant La reine des lectrices.

 

Je m’arrête là et je vous souhaite bonne lecture !

Critique Littéraire – L’œuf de Dragon, Georges R.R. Martin

23 Juin

Game Of Thrones, la série qui émeut tout la planète que ce soit en livre ou en série télévisée. Je suis moi-même une adepte de GOT (pour les intimes).

L'oeuf de Dragon

L’oeuf de Dragon

Amis lecteurs, vous attendez surement avec impatience la sortie de l’intégral 5, à la place le 25 juin 2014, Pygmalion sort un préquel dont le titre est : L’œuf de Dragon. C’est une nouvelle ou un court roman de 174 pages qui se lisent vite. Cette nouvelle est issue d’un ensemble connu sous le nom « les aventures de Dunk et de L’œuf ». Les deux premières nouvelles déjà publiées en France sont Le chevalier errant et L’épée Lige. L’œuf de Dragon est donc la troisième. Elle est parue en anglais en 2010 dans le recueil Warriors et sort pour la première fois en français en juin 2014.

WARRIORS

WARRIORS

Cette histoire se situe 90 ans avant les événements de Game Of Thrones. Nous voilà reparti pour une intrigue entre les grandes familles des différents royaumes. Nous suivons Ser Duncan le Grand appelé plus communément Dunk et son écuyer surnommé L’œuf à travers un périple qu’ils n’ont au départ pas choisi. Les voilà donc parti à un mariage pour tenter de gagner de l’argent en joutant afin d’aller jusque Winterfell sans être dans le besoin. Toutefois, le chemin de nos héros va croiser celui de beaucoup d’autres personnes … Et nous savons tous que dans la quête du pouvoir les alliances se font et se défont, que les amis ne le sont qu’à moitié et surtout que tout se sait tôt ou tard car c’est un jeu et chacun à son rôle à tenir.

En fin de roman vous trouverez des cartes, au cas où vous vous perdiez encore dans le monde de G. R.R. Martin.

Je vous met ce que dit la quatrième de couv’ :

« Quatre-vingt-dix ans avant les péripéties du « Trône de Fer », Aegon, de la lignée royale, surnommé l’Œuf, court les routes incognito comme écuyer d’un chevalier errant, Dunk. Au hasard des chemins, le duo se voit convié par le fringant Jehan le Ménétrier à participer à un tournoi richement doté qui sera le clou des noces de lord Beurpuits. Au champion ira le grand prix, un inestimable œuf de dragon. Mais il apparaît bientôt que les noces et le tournoi sont un nid d’intrigues et d’ambitions, petites et grandes, et qu’une prophétie annonce de grands événements.

De fait, après la rébellion, les partisans de Deamon Feunoyr, qui a chassé quelques années plus tôt la fine fleur des chevaliers en exil de l’autre côté de la mer, fomentent une nouvelle conspiration. Certains souhaitent déposer le souverain légitime pour installer leur propre prétendant. À leur corps défendant, Dunk et l’Œuf se retrouvent au cœur du complot.

George R.R. Martin, scénariste et producteur de nombreux films et feuilletons de télévision, est également l’auteur chevronné de romans à succès parmi lesquels la série du Trône de Fer dont quinze volumes sont déjà parus chez Pygmalion. Les douze premiers titres ont été regroupés dans quatre volumes d’intégrales. »

Carte

Carte

Mon avis :

Qu’il est bon d’en savoir un peu plus sur le compte de certaines familles. Amateurs de la série télé mais ayant peur de se lancer dans un bouquin trop gros, L’œuf de Dragon peut être un bon début, une entrée en matière. Un peu comme Bilbo a permis à beaucoup de personnes d’appréhender le monde de Tolkien, L’œuf de Dragon est facile à lire, rapide, court et concis. En 174 pages nous avons une intrigue qui tient la route même sans connaitre Game Of Thrones !

Pour un lectorat trop jeune pour GOT, L’œuf de Dragon est un peu plus doux, surtout en matière de scènes à caractère sexuel, parents d’enfant de plus de 13 ans vous pouvez aisément laisser ce bouquin entre les mains de votre ado.

Enfin, un message personnel pour G.R.R. Martin : « pourquoi faire un préquel alors que tu n’as pas écrit la fin et que tes fans attendent ? ».  Mais dans tous les cas, je n’étais pas contre un supplément de cet univers et ce petit opus m’a fait bien plaisir.

 

Qui a déjà lu les préquels de Game Of Thrones (en français, en anglais) ? 

LE trône de fer

LE trône de fer

 

Critique littéraire de bande dessinée – Harfang d’Aurore

18 Juin

Me revoilà avec de la BD avec Harfang. Je ne vais pas vous parler de la race de chouette (harfang des neiges) mais de la BD d’Aurore ! Son dessin original sur la couverture m’a donné envie, je ne savais pas ce que renfermais cet ouvrage proche de l’univers du manga mais pas seulement ! Lisez cette critique et vous en apprendrez d’avantage.

Harfang, AurorePublié par Delcourt le 4 juin 2014 cette bade dessinée est en fait la consécration de deux ans de webcomic pour Aurore (BlackCat). Je précise que je ne lisais pas son blog avant et qu’Harfang a été pour moi une totale découverte. Si le nom de l’auteur vous dit quelque chose c’est notamment parce qu’elle fait l’illustration de Lady Liberty éditée chez Soleil.

Voici le résumé de l’histoire proposé par la maison d’édition :

« À quelques jours de leur mariage, Lynette et Bran partent se promener en forêt. Le rendez-vous amoureux tourne rapidement au cauchemar quand leur route croise celle d’une terrible sorcière qui transforme les jeunes innocentes en oiseaux pour les mettre en cage. Lorsque Lynette est victime du sortilège, son bel amant est bien décidé à tout faire pour la sauver. Quel qu’en soit le prix… »

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Harfang, c’est la réunion d’un conte de Grimm (Jorinde et Joringel que l’on peut lire à la fin de la BD), d’un style de dessin asiatique et d’un univers de fantasy = de l’éclectisme bien comme il faut. Aurore utilise une histoire classique et se l’approprie assez pour nous faire rêver. Le rêve n’est pas aussi rose que la couverture nous laisse présager mais c’est une jolie histoire.

J’ai beaucoup aimé la coloration délicate de cette BD, le dessin et ses détails n’en sont que sublimés. Pour ce qui est des costumes, j’en suis restée scotchée. Magnifiques …

Finalement je vous parle de chouette quand même ! J’ai eu un petit coup de cœur pour la chouette si choupi …. En même temps j’aime bien les chouettes !

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Critique littéraire – La pentalogie : le poids des secrets, Aki Shimazaki

12 Juin

Tsubaki, Aki Shimazaki

Tsubaki, Aki Shimazaki

Il y a quelques jours, j’ai fait ma critique du tome 1 du poids des secrets de Aki Shimazaki aux éditions Acte Sud, collection Babel.

Me voilà enfin face à moi-même et mon envie de plus, de creuser encore. J’ai fini de lire les 5 tomes, du bonheur à l’état pur. Finalement, je n’ai pas besoin de plus, je peux imaginer ces vie, cette société. Cette pentalogie qui nous montrent 5 visages, 5 pensées, 5 histoires différentes de personnes liées correspondent au fonctionnement d’une société mais à une échelle minime.  Chacun avec son histoire, sa perception du monde et ses convictions.

Hamaguri, Aki Shimazaki

Hamaguri, Aki Shimazaki

Ma critique du premier tome convient à tous. On ne se lasse à aucun moment. La douceur, les sentiments, l’histoire du Japon, tout est écrit avec une justesse parfaite.

J’ai beaucoup appris sur l’histoire du Japon grâce à Shimazaki. Comme tout le monde j’avais des connaissances

historique, la bombe atomique, le 9 août 1945 mais pas beaucoup plus, pas cette vision de l’invasion du Japon en Chine et en Corée, du séisme quelques années avant, de l’état d’esprit des gens, la question des kamikazes… autant de choses que j’ai découvert sous un nouveau jour et qui m’ont particulièrement touché.

Tsubame, Aki Shimazaki

Tsubame, Aki Shimazaki

J’ai été tour à tour surprise, émue, touchée, énervée par certains comportements, étonnée, … Shimazaki nous transporte dans le Japon par un style poétique, posé et contemplatif mais utilise le français qui est une langue riche, belle et qui colle parfaitement avec le propos de l’étranger, de ce qu’est une « pièce rapportée » comme toutes ces familles qui se composent au grès des événements. L’utilisation de mots japonais offre encore plus ce sentiment d’être en perpétuel questionnement sur l’importance de d’origine, de l’assimilation, de l’intégration et de la quête de soi-même, « le poids des secrets » que l’on garde ou que l’on dévoile.

Wasurenagusa, Aki Shimazaki

Wasurenagusa, Aki Shimazaki

Il y avait bien longtemps que je n’avais pas ressenti ça. J’ai une profonde admiration pour l’auteur. Je n’arrive pas à détacher mon esprit de ce que j’ai lu et pourtant j’ai lu quelques livres derrière mais non, rien n’y fait … j’y pense encore et pour longtemps je crois.

Définitivement la plus jolie histoire que j’ai lu et je pèse mes mots. Désolée Barjavel, tu es désormais détrôné, les Chemins de Katmandou sont donc en seconde position à présent. Pour Voltaire, c’est autre chose.

Un livre à acheter, à lire, à poser dans la bibliothèque, à reprendre, à relire, dans l’ordre, dans le désordre, un passage, en entier mais toujours avec délicatesse, douceur et beaucoup de sensibilité.

Hotaru, Aki Shimazaki

Hotaru, Aki Shimazaki

Critique littéraire de bande dessinée – Petit Pierrot Tome 3 « Des étoiles plein les yeux », Alberto Varanda

8 Juin

Avec Petit Pierrot Tome 3 « Des étoiles plein les yeux » d’Alberto Varanda découvrez une BD qui s’adresse à ceux qui ont une âme d’enfant, des étoiles qui scintillent dans les yeux et des papillons dans le ventre.

Petit Pierrot Tome 3

« Toutes nos passion reflètent les étoiles » V. HUGO

Un dessin poétique, romantique, doux et qui plonge son lecteur dans un univers imaginaire mignon et onirique. Une bande dessinée que l’on aimerait rêver chaque nuit en fermant les yeux.

Petit Pierrot revient une 3e fois avec « des étoiles pleins les yeux » et comme toujours c’est un succès, une réussite magistrale. Publié par les éditions Soleil, cet ouvrage s’adresse aux enfants tout comme aux adultes. Une jolie BD à lire aux chérubins le soir avant de les coucher !

Petit Pierrot

Petit Pierrot

Alberto en quelques mots :

L’auteur Alberto Varanda est un illustrateur de BD français d’origine portugaise. Son blog , tout comme son site personnel, nous offre un aperçu de son travail et personnellement j’aime aussi Elixirs qu’il fait en collaboration avec Arleston. 

Le tome 3, ça raconte quoi ?

Nous retrouvons donc Pierrot et son ami escargot. Amoureux d’Emilie, de la lune et toujours la tête dans les étoiles, notre protagoniste est un être adorable et facétieux que l’on aimerait côtoyer. On retrouve des morceaux du dico de Pierrot qui sont notamment disponible sur internet.

Aimer ♥

Aimer

A. Varanda nous offre des images inoubliables, entre doubles pages d’un paysage sublime, pages sépia, des illustrations rappelant Monet, de l’humour, des couleurs douces et étincelantes : ce livre à la beauté d’une étoile, il brille comme une pleine lune et rayonne comme le soleil.

Voici un astre qui ne risque pas de s’éteindre !

 

Vous pouvez retrouver Petit Pierrot sur son blog  et dans sa comédie.

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 à bientôt !

 

Critique littéraire – Le poids des secrets/1, Tsubaki, Aki Shimazaki

6 Juin

Une couverture douce, une fleur de camélia et me voilà partie dans une lecture sublime … Tsubaki (camélia en japonais) de Aki Shimazaki, édité par Acte Sud dans la collection Babel est un petit ouvrage délicat mais intense. En 115 pages, l’auteur nous emporte dans les souvenirs d’une grand-mère ayant survécu à la bombe atomique de Nagasaki. Tsubaki c’est le premier opus de la saga « le poids des secrets« . Il y a cinq livres qui parlent de la même histoire mais vue par cinq personnes différentes, une à chaque ouvrage.

 

 

Tsubaki, Aki Shimazaki

Tsubaki, Aki Shimazaki

Le poids des secrets:

   1. Tsubaki

   2. Hamaguri

   3. Tsubame

   4. Wasurenagusa

   5. Hotaru

Synopsis :

« Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d’abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d’une vie familiale marquée par les mensonges d’un père qui l’ont poussée à commettre un meurtre.

Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n’échappe à son destin. »

Un mot sur l’auteur s’impose :

Aki Shimazaki est japonaise mais vie au Canada (à Québec) et écrit en français. Son phrasé est poétique, ses mots sont délicatement posés sur le papier pour notre plus grand plaisir. Tsubaki est son premier roman. C’est aussi le premier que je lis mais pas le dernier !

Mon avis sur ce premier tome :

Je n’ai qu’une envie, lire le tome 2.

Je ressort du livre totalement boulversée par cette écriture, par ce style envoutant et parfait. Le sujet historique m’a passionné car il n’est pas traité comme d’habitude. La grand-mère évoque les fautes des américains sans les faire devenir des méchants et modère les propos de son petit fils en lui rétorquant qu’avant de diaboliser l’ennemi, il faut se regarder soi-même. Ainsi, il est fait mention des crimes des japonais sur les chinois notamment à Nankin. Toutes ces questions historique et politique sont perçues uniquement par les sensations, par le ressentis des personnages.

Le ton est posé, doux, calme et serein.

Entre tradition maritale japonaise et conflit international, ce roman sait dévoiler sans trop en faire. 115 pages suffisent, 115 pages pour tout dire selon un point de vue. J’apprécie ce style concis et précis.

 

Tsuabaki est un petit ouvrage précieux et grand en sensibilité, en information sur la culture et l’histoire du Japon. L’objet livre tel que Acte Sud l’a conçu est en adéquation parfaite avec le propos et l’écriture. De la douceur visuelle, sentimentale et intellectuelle. De quoi vous donner la guimauvite (maladie qui consiste à avoir le cœur touché par quelque chose de beau et qui vous rend toute chose).

Véritable coup de !

Et vous, avez-vous aimé ou lu ce roman, cette auteur ? 

Critique littéraire de bande dessinée – Faire le Mur de M. Le Roy / Chroniques de Jérusalem de G. Delisle

4 Juin

Le conflit israélo-palestinien, la BD et nous …

Voilà, j’aimerais revenir sur deux lectures qui traitent d’un même sujet, le conflit israélo-palestinien, mais de façon différente, il s’agit de Faire le Mur de M. Le Roy édité chez Casterman et Les Chroniques de Jérusalem de G. Delisle  publié par Delcourt. Je vous laisse plonger avec moi dans cette ville trois fois saintes et pourtant loin d’être en paix …

Faire le Mur

Faire le Mur

Faire le Mur, M. Le Roy est une bande dessinée sortie en 2010 qui revient sur le conflit israélo-palestinien en racontant la vie d’un palestinien. Rien que le titre en dit long … 

« Camp de réfugiés d’Aïda, Cisjordanie, été 2008. Mahmoud Abu Srour est un jeune Palestinien de 22 ans, qui survit en tenant une petite épicerie. Il s’évade par le dessin et ses lectures, captif d’une immense prison à ciel ouvert : toute la Cisjordanie est une nasse sans issue, cernée par un mur presque infranchissable de 700 kilomètres de long… Son sésame pour une autre vie rêvée : Audrey, une jeune française de 19 ans, venue en

Palestine pour comprendre ce qui s’y passe. Mahmoud en est amoureux, et espère la séduire en lui proposant de passer deux jours dans sa famille, chez sa sœur installée dans une ville israélienne toute proche. Mais pour concrétiser ce projet tout simple, il faut défier les règles et prendre de gros risques, au nez et à la barbe de soldats israéliens en état d’alerte. Il faut faire le mur… »

Le mur, un symbole de l'oppression

Le mur, un symbole de l’oppression

Cette bande dessinée, très réaliste dans son dessin, est d’une qualité sublime. Elle revient sur un problème majeur de notre époque en nous dévoilant une vie, un aspect singulier qui permet une compréhension, une mise en situation pour finalement bousculer notre vision des choses. Le moindre détail doit être réfléchie lorsque l’on vie sous domination comme Mahmoud.

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Une Palestine meurtrie nous est dépeinte, assez fidèle à la réalité si l’on en croit la seconde BD.

Chroniques de Jérusalem

Chroniques de Jérusalem

Les Chroniques de Jérusalem de Guy Delisle sont devenues incontournables en BD, un peu comme Persépolis de M. Satrapi. Primées en 2012 à Angoulême, ce livre est une pépite ! L’auteur a représenté son quotidien à Jérusalem durant son année là-bas. Connu également pour son blog, Guy Delisle a fait un véritable travail d’explorateur et nous dévoile une vision européenne. Je veux dire qu’il détruit les clichés que l’on a du conflit pour nous montrer ce que lui a vu une fois sur place. Déjà connu pour sa BD Pyongyang, Guy Delisle illustre un monde en crise qu’il découvre grâce qui travail de sa femme pour Médecin sans Frontières. Un coup de crayon efficace, peu de couleurs, des détails seulement là où il en faut et de l’humour au bon moment malgré un ton sérieux : voilà une BD comme je les aime.

J’en profite pour vous dire qu’une bande dessinée de qualité ne se voit pas juste par le coup de crayon quand on

4e de couverture

4e de couverture

ouvre une page, le scénario est aussi important ! Juger une BD c’est associé le fond (le scénar’) et la forme (les images/texte).

« Guy Delisle et sa famille s’installent pour une année à Jérusalem. Mais pas évident de se repérer dans cette ville aux multiples visages, animée par les passions et les conflits depuis plus de 4 000 ans. Au détour d’une ruelle, à la sortie d’un lieu saint, à la terrasse d’un café, le dessinateur laisse éclater des questions fondamentales et nous fait découvrir un Jérusalem comme on ne l’a jamais vu.

La 1e nuit à Jérusalem

La 1e nuit à Jérusalem

« On vit dans le quartier de Beit Hanina. On m’explique que c’est la partie annexée par Israël en 1947. Nous sommes donc en Israël ? Ça dépend, au niveau international, nous sommes en Cisjordanie, pour les Palestiniens nous sommes dans les territoires occupés, pour le gouvernement israélien, nous sommes en Israël. Bon, j’ai pas tout compris mais j’ai un an devant moi pour y voir plus clair. » Guy Delisle »

Croquis du mur par G. Delisle

Croquis du mur par G. Delisle

Je conseille fortement ces deux BD pour avoir une idée, une vision du conflit israélo-palestinien. Ces ouvrages ne sont pas adressés à des spécialistes, bien au contraire ! On en ressort ému, riche d’un savoir que l’on n’a pas l’habitude d’avoir. Une nouvelle perception de ce conflit actuel nous est offerte grâce au 9e art.

Pour un swap avec toi, je ferais n’importe quoi …

3 Juin

Bien le bonjour les poulets !

 

Voilà, j’ai une grande nouvelle : je vais faire un swap ! Oui un envois de colis avec une copine qui est blogueuse littéraire en plus : Amarüel (je vous en ai déjà parlé) . On s’aime, on a passé une super année en Métiers du Livre ensemble et pour ne pas perdre le contact, pour se faire plaisir et pour le fun on a décidé de s’inscrire à un super SWAP qui est proposé sur LivrAddict par PtiteTrolle et Plumeline sur le thème Elfes et Magiciens franchement c’est tentant !

 

Elfes-et-Magiciens1

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Voici les dates : 

    21 Juin : Fin des Inscriptions
–    22 Juin au 16 Septembre : Préparatifs de vos paquetages
–    Du 10 Septembre au 17 Septembre : Envoi des colis
–    21 Septembre : Ouverture des colis

Venez nous rejoindre, juste un clic ici et vous sombrerez ! En plus c’est pas forcément Elfes & Magiciens, ça peut être seulement un des deux. J’ai hâte de savoir ce qu’Amarüel me concoctera autant que de savoir ce que je vais lui mettre dans son colis, j’ai déjà un paquet d’idées, d’envie …

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