Archive | novembre, 2014

Les nouveautés annoncées à la rentrée #5

28 Nov

Bonjour à tous, moi c’est Mo’ !

I'm late, I'm late

I’m late, I’m late

Little Daisy ayant commencé les nouvelles présentations, c’est à moi de les clôturer (pour le moment, nous ne sommes pas fermés à la venue d’autres chroniqueurs). Comme tout bon retardataire, j’ai une excuse en béton : je suis OVERBOOKE !

Et oui, je vais a la fois devoir écrire quelque articles avec mes chèr(e)s ami(e)s mais je me charge également du « changement de peau » de ce petit blog. En effet Chickon, en plus d’avoir accueillit de nouveaux auteurs, est en cours d’évolution visuel et technique ! Préparez vous, 2015 sera une refonte de l’interface avec surement pleins de trucs cool pour vous faciliter la vie. On vous prépare aussi plein d’autres surprises qui vous toucheront directement !

Si vous ne l’avez pas deviné, mon métier, et accessoirement une de mes passions,c’est l’informatique, plus précisément le développement web. Rassurez vous je n’écrirais pas d’articles sur le développement web, j’ai bien d’autres centres d’intérêts à partager avec vous.

Développeur Web

Développeur Web

En parlant de mes centres d’intérêts:

Ils sont nombreux donc pour faire simple je vais juste lister les premiers qui me viennent en tête:

chat-cuisine

Un chat cuisiné

Cinéma, dance, 9gag, cuisine, Science Fiction, Jeux vidéos, séries, lecture,  animés japonais, sport, Kung-Fu, voyage, Astronomie, mon chat … et bien d’autre encore. Et si un mix de tout cela existe je suis preneur! Imaginez, une pièce de théâtre basé sur un jeux vidéo qui parle d’un chat faisant la cuisine en kimono BAM … j’achète direct une place !

Bon peut être pas quand même … Mais en général je suis très bon public ! Je trouverais toujours le moyen d’apprécier ce que je suis entrain de faire ou de vivre. C’est bien vrai, rien n’est tout blanc ou tout noir, il suffit de voir les aspects positifs.

Coups de cœur :

Quelques exemples de ce qui me fait vibrer :

Scrubs

  • Séries: Scrubs, que je pourrais regarder encore et encore et encore …
  • Films: Happiness Therapy mais aussi Raiponce ou encore les films de Zach Braff (oui je sais, j’ai déjà cité Scrubs avant mais quand on aime on ne compte pas)
  • Comics: Scott Pilgrim, Fathom, Soulfire (et les femmes dessinées par Michael Turner)
  • Manga : xxx Holic, Tsubasa Chronicle (j’adore CLAMP) et mon petit favoris SoulEater
  • Jeux vidéo: mon coeur balance inlassablement entre Mass effect et skyrim,  sur lesquels j’ai passer un nombre incalculable d’heures !

J’espère en tout cas que vous apprécierez mon travail sur le blog, en attendant je vous dit à très vite!

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(Oh ! Si le site bug avant janvier ce ne sera pas encore ma faute … après si ! Le temps des réclamations viendra …)

 

Mo’ votre fidèle Dev’ web !

Critique littéraire de bande dessinée _ La lune est blanche d’Emmanuel & François Lepage

27 Nov

Nous disions que l’hiver s’était installé dans la production littéraire et ce n’est pas avec cet article que la température va dépasser les 0°c. Paru le 16 octobre 2014 chez Futuropolis, La lune est blanche est le nouveau chef d’oeuvre d’Emmanuel Lepage qui signe là une oeuvre en collaboration avec son frère François Lepage qui est photographe.

Présentation de l’ouvrage par Futuropolis:

la lune est blanche

la lune est blanche

En 2011, Yves Frenot, le directeur de l’IPEV, l’institut polaire français, invite François et Emmanuel Lepage à rendre compte, dans un livre mêlant bande dessinée et photos, d’une mission scientifique sur la base française antarctique Dumont d’Urville, en terre Adélie. En outre, il leur propose de participer, comme chauffeurs, au raid de ravitaillement de la base Concordia, située au cœur du continent antarctique, à 1 200 km de Dumont d’Urville ! Le Raid, comme on l’appelle, est LA grande aventure polaire !

Mon avis:

Un voyage de 256 pages en Antarctique et pour moins de 30 euros ! E. Lepage fait de la concurrence à toute les agences de voyages. Et je ne rigole pas, son dessin et les photographies de son frère sont d’une puissance et d’une intensité telle que nous avons l’impression d’y être. Le froid nous enveloppe et notre seul désir : réussir à faire le raid.

Une histoire, un témoignage, une aventure que les frères Lepage nous dévoilent avec force, conviction et brio.

Toutefois les photographies ne sont pas majoritaires face au dessin d’Emmanuel Lepage et c’est aussi en grande partie son récit qui nous est donné à lire.

Dans un paysage de glace, où rien ne semble pouvoir y vivre, l’auteur nous offre une histoire remplie d’humanité, de tranches de vies, de portraits singuliers et émouvants. J’ai véritablement plongé dans cette BD pour en ressortir la tête pleine de rêves et d’images somptueuses !

Nous avons d’ailleurs eu la chance d’accueillir Emmanuel Lepage à la librairie. Ce fut un moment chaleureux et je pense que les personnes présentent pour la dédicace sont reparties ravies ! (les autres aussi je l’espère)

L'astrolabe

L’astrolabe

Cet album vous à plu ?

→ Je vous recommande alors la lecture de Voyage aux îles de la Désolation ou encore de Un printemps à Tchernobyl.

→ Le style vous plaît mais vous désirez autre chose que du récit de voyage, foncez sur Oh les filles !

Little Daisy

Journée de la Jupe

25 Nov
Aujourd’hui, mardi 25 novembre, c’est la Journée Internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Et depuis quatre ans, pour moi c’est aussi la Journée de la Jupe.
Alice Spring

Alice Spring

En 2010, l’association Ni pute ni soumise a lancé l’opération « Toutes en jupe » en signe de solidarité avec toutes les femmes qui n’ont pas le droit de s’habiller comme elles le souhaitent. Et même si cette journée n’a pas été reconduite, j’essaie toujours d’en parler autour de moi et de sortir ma plus belle jupe pour l’occasion.
J’ai déjà l’habitude de passer la moitié de mon temps en jupe. Il y a une époque où il n’y avait aucun pantalon dans mon placard. Mais même si ce n’est pas exceptionnel pour moi d’enfiler une jupe ou une robe, je mets un point d’honneur à le faire en particulier le 25 novembre. Et par là, de répandre la bonne parole autour de moi. C’est un moment pour discuter un peu. Et expliquer à certains que non, ce n’est pas parce je suis court-vêtue que c’est un appel à être mal regardée, interpelée, insultée dans la rue.
*
En matière d’harcèlement de rue, je vous conseille d’ailleurs le très bon post de Diglee, auteure-illustratrice qui habite sur Lyon et que je croise souvent dans les rayons musée et arts des librairies : Stop Harcèlement De Rue.
Diglee

Diglee

« La journée de la jupe« , c’est aussi et surtout un film de 2009 qui signe le retour d’Isabelle Adjani. Encore une production Arte, elle raconte l’histoire d’une professeur de français, jouée par Isabelle Adjani, qui va littéralement péter un câble quand l’un de ses élèves ramène une arme au collège. Sans vous révéler la fin de l’histoire, si vous ne la connaissez pas déjà, la prof Sonia va « malencontreusement » prendre sa classe en otage. Pour libérer ses élèves, elle demande que soit instaurée cette fameuse « journée de la jupe » pour briser un sujet devenu tabou.
Pendant des décennies, porter un pantalon était une forme d’émancipation. Ironie de l’histoire, c’est aujourd’hui le fait de porter une jupe dans la rue, au travail qui est un acte de bravoure. Adjani a reçu cinq récompenses pour ce rôle dont le César de la meilleure actrice et le Globe de Cristal, pendant la cérémonie duquel elle a déclaré : « la jupe est un manifeste anti-burqua, contre l’obscurantisme et la haine des femmes ». Une façon de se réapproprier son corps et de faire face à tous les sexismes.
*
Alors sortez les jupes crayon, midi, écossaises, patineuses, plissées, culotte, mini, parapluie, soleil, kilt, sarong, tutu et portefeuille pour un acte militant :
Aux jupes, citoyens !
LéaElleL’a

Critique littéraire de Bande dessinée – Les Carnets de Cerise tome 3, Le dernier des cinqs trésors d ‘Aurélie Neyret et Joris Chamblain

19 Nov

Une vague de froid souffle sur la bande dessinée à l’approche des fêtes de Noël et le rayon jeunesse ne déroge absolument pas à la règle, bien au contraire. Après l’arrivée de Petit Poilu, le blues du Yéti, j’ai enfin pu lire le tome 3 de la série Les Carnets de Cerise. Sorti le 13 novembre 2014, ce troisième tome s’intitule Le dernier des cinq trésors, toujours publié chez Soleil dans la collection Métamorphose.

Pour ceux qui ne connaissent pas la série, séance rattrapage

Cerise et ses amies

Cerise et ses amies

Sortie pour la première fois en septembre 2012 (le tome 1), cette série raconte l’histoire de Cerise, une jeune fille pleine de vie qui n’a en tête que son rêve de devenir romancière. Mais comment fait-on pour écrire des histoires ? Il faut vivre des aventures, c’est ainsi qu’avec l’aide de ses deux meilleures amies, Cerise va se mettre en quête d’histoires croustillantes à raconter plus tard. Toujours armée d’un calepin et d’un stylo, Cerise va faire de sa cabane un poste d’observation pour tenter de comprendre le monde des adultes.

Primée à Angoulême en 2014 dans la série jeunesse, cette bande dessinée est un véritable chef d’oeuvre graphique. Aurélie Neyret nous offre à voir de beaux dessins et un monde apaisant, joli et enfantin sans être infantilisant.

Un mot sur les auteurs ?

Avatar de l'auteur

Avatar de l’auteur

Aurélie Neyret vient de Lyon, elle est illustratrice et on a plein de moyen de jeter un œil à ses travaux !

Mais cet ouvrage ne serait rien sans Joris Chamblain qui est le scénariste. Je tiens à ce propos à m’excuser de ne pas avoir fais un paragraphe où je le mentionnais au préalable ! Puisqu’en effet cette série est une collaboration. Merci toutefois pour ce gentil commentaire, bien que je n’ai pas rendu mérite au travail que vous aviez fait !

Allez direction le tome 3 !

Synopsis

Cerise est une petite fille âgée de onze ans, qui vit seule avec sa mère. Elle rêve de devenir romancière, et a même déjà commence à écrire ses carnets ! Son sujet favori : les gens, et plus particulièrement les adultes. Elle adore les observer pour tenter de deviner quels secrets ils dissimulent au fond d’eux… Cette fois, elle s’intéresse à Sandra… Son atelier de reliure regorge d’ouvrages anciens. Mais il en est un qu’elle n’a jamais réparé. Pourquoi ? Savait-elle seulement qu’il était là ? Et quels sont ces cinq trésors lies à la vie de la jeune femme ? Cerise, Line et Erica vont suivre ensemble ce jeu de piste, cette enquête à tiroirs, pour tenter de rendre à Sandra ce qu’elle a perdu, il y a tant d’années…

Les carnets de Cerise Tome 3

Les carnets de Cerise Tome 3

Mon avis

Cerise en décembre

Cerise en décembre

C’est noël avant l’heure ! Cerise est de retour et pour mes pupilles c’est un régal. La qualité du scénario égale le génie de l’illustratrice. Des couleurs époustouflantes, une couverture de saison qui donne envie de se rouler dans la neige. Le ton est donné, Cerise nous embarque pour les fêtes de fin d’année dans une nouvelle enquête. Elle a grandit et ses interrogations sont de plus en plus profonde. Son désir d’aider son prochain reste toutefois intacte tout comme sa fougue, sa joie et sa volonté d’écrire.

Un livre qui parle de la fabrication du livre, de sa fragilité, du besoin de le réparer et de la passion de ceux qui les fabriquent. Le sujet m’a tout de suite attirée, doublée d’une histoire de famille et de l’arrivée d’un nouveau personnage féminin attachant.

Série jeunesse coup de coeur !

Un ouvrage qui séduira les filles à partir d’une dizaine d’année et les garçons ayant des âmes de poètes.

J'adore ce poster

Et vous, qu’en avez-vous pensé ?

Little Daisy

 

La « Polina » de Bastien Vivès

15 Nov

C’est un de ces livres que je voulais « posséder ». Je l’ai lu, de ci de là, en librairie pour voir ce qu’il valait comme j’aime lire un premier chapitre de roman pour me mettre l’eau à la bouche. J’avais déjà lu d’autres ouvrages de Bastien Vivès chez ma coiffeuse (oui, ma coiffeuse a de très bons goûts !). Et je me suis décidée à l’acheter pour pouvoir le déguster en privé. Et je n’ai pas été déçue avec la magnifique Polina !

Polina Oulinov

Polina Oulinov

Un rapide résumé de la situation : on suit l’histoire de la jeune danseuse russe Polina Oulinov, de son entrée à l’Académie Bojinski à 6 ans, jusqu’à l’approche de la trentaine, à travers quelques épisodes dansés de sa vie. On traverse sa vie pleine de rebondissements, de la petite fille très douée qui auditionne pour entrée à l’école de danse à la chorégraphe et femme en voie d’accomplissement.
C’est une belle réflexion sur l’art et la discipline qu’on peut lire, ses rapports avec en gros le reste du monde, le plus souvent avec le mode de la danse et tout particulièrement ses relations avec un de ses maîtres d’une extrême rigueur : le professeur Nikita Bojinski.

Le personnage de Polina m’a beaucoup plu, j’aime vraiment cette personne. Et pour moi, c’est assez important, pas forcément de se reconnaître dans un personnage, mais de l’apprécier et de reconnaître la justesse de son caractère dans certains moments. (Un peu comme Scarlett O’Hara : je ne voudrais pas lui ressembler, mais contrairement à plusieurs critiques, je ne la déteste pas.) Et je crois qu’en l’occurrence, Polina est une belle personne, une personne juste, pleine d’instinct et d’éthique sans militantisme ; qui essaie de mener sa vie pour elle simplement.

Apprécier le personnage me permet aussi de mieux considérer le travail de l’auteur. Je suis plus à même d’en remarquer la beauté et le sens. La finesse du trait, sa concordance avec l’histoire racontée. La légèreté du trait rend bien compte du contexte dans lequel vit Polina ; la danse classique n’y est vue ni pompeuse ni minimaliste.

Habituellement, je ne suis pas attirée par les travaux en noir et blanc, mais je trouve que Vivès a su se concentrer sur les détails adéquats, les émotions, les sentiments qui ressortent de chaque mouvement, chaque interprétation. Le corps est bien dessiné et bien mis en avant. En lisant, j’ai ressenti des mouvements comme si j’étais Polina et tout particulièrement sur les dessins des omoplates, de l’extension du dos, du port de tête altier.

Tout est dans le port de tête

Tout est dans le port de tête

Certaine critiques ont trouvé « trop facile » de se limiter à quelques traits. Mais je trouve au contraire que ça a été une bonne décision, que les traits et les moments mis en valeur le sont à juste raison. Par exemple, on peut lire deux pages sans y voir un seul œil dessiné, et tout à coup, les yeux apparaissent dans la dernière case. Et c’est révélateur de l’aveuglement de la situation dans laquelle Polina se plaçait ; c’est le moment où elle ouvre littéralement les yeux. Et perso, je trouve ça poétique. Ou encore, Bojinski enlève ses lunettes très tardivement dans le livre ; c’est justement à ce moment que les barrières tombent et qu’on sent un rapprochement entre les personnages.

C’est aussi à travers la gestion du temps qu’on peut passer un bon moment. Sans lourdeur, Vivès a plusieurs fois recours à des ellipses temporelles, mais qui, bien que subites, semblent à chaque fois naturelles. On a pas l’impression d’assister seulement à l’accumulation de moments clé de la vie de Polina. C’est plus une impression diffuse sur ce qu’elle ressent à travers ces différents événements. Chaque passage se fait, non pas en douceur, ce serait mentir sur le caractère de Polina, mais de manière juste. Et cela reflète bien la personnalité et la vie de Polina. A chaque relecture du livre (oui, je lis, relis et re-relis ), je suis heureuse du moment que je viens de passer au milieu de cette vie que je n’ai pas. C’est un beau moment que nous offre Bastien Vivès à mon avis.

Muze "Danser sa vie"

Muze « Danser sa vie »

Et ce sont de beaux moments qui s’annoncent ensuite quand on fait quelques recherches pour en savoir plus, en avoir plus. Fidèle lectrice du magazine « Muze« , je me suis replongée dans le numéro d’hiver 2012 sur « Danser sa vie » avec un entretien particulier de Bastien Vivès. J’ai découvert un reportage Arte sur la danseuse classique Polina Semionova. C’est en la voyant danser que Vivès a trouvé son inspiration pour appuyer son trait. Dans le documentaire, j’ai vraiment ressenti cette même légèreté et cette même profondeur en voyant sa « muse ». On reconnait sa silhouette, jusqu’à la pointe de l’oreille !

Et pour couronner le tout, « Polina » est aussi un projet qui s’inscrira bientôt sur les grands écrans ! La réalisatrice Valérie Müller adaptera à partir de janvier prochain la BD en partenariat avec le chorégraphe Angelin Preljocaj. J’avais eu la chance de voir son « Blanche-Neige » avec les costumes de Jean-Paul Gaultier, superbe moment surtout la scène finale de danse ensommeillée, les yeux fermés… Le tournage se fera entre Moscou, Anvers et Aix-en-Provence pour une sortie en salle en septembre 2015.

Hâte de voir tous ces morceaux de vie dansés mis en scène !

« Polina » de Bastien Vivè, KSTM 2012.

LéaElleL’a

Les nouveautés annoncées à la rentrée #4

14 Nov

Mon nom à moi, c’est LéaElleL’a.

Me, myself and I

Me, myself and I

Je suis une Bretonne élevée en Normandie et depuis quatre ans, je vadrouille à droite à gauche à la recherche de mon cosy cocon, de mon home, sweet home. Ce que j’aime le plus dans la vie, c’est faire des listes. Alors on ne va pas déroger à la règle pour faire les présentations !

J’aime : le train, le vélo, les séries américaines, les voyages, Erasmus, les brunch, le chocolat, re-relire et re-revoir les livres/films que j’aime, cuisiner, les années 80, les fringues et les musées de mode, la danse, le yoga, la lettre K, changer de couleur de cheveux, le chocolat chaud et les mojitos, faire des plans sur la comète, David Bowie et Freddie Mercury.

Je n’aime pas : le café, le thé, les bulles, la bière, le sexisme ordinaire et les méchants pollueurs.

Ça nous donne déjà pas mal de bons sujets sur lesquels discuter, et bien d’autres à suivre !!

Stay tuned!

Critique littéraire _ X-Ray, La Crise de Christophe Léon

13 Nov

X-Ray, La Crise est un roman ados publié le 21 octobre 2014 par les éditions Joie De Lire. Je les remercie ainsi que Babelio pour m’avoir permis de lire cet ouvrage et ainsi de découvrir cet auteur.

Christophe Léon a choisi d’aborder un thème actuel, un thème qui fait la une des journaux, un mot que les enfants et ados entendent tout les jours : “la crise”. Cette “crise” qui touche les adultes, les gens qui travaillent, l’économie et en réalité les enfants plus que ce qui n’est véritablement dit notamment sur les JT.

X-Ray, la crise

X-Ray, la crise

Synopsis et structure

A travers des voies diverses nous allons voir comment la crise a bouleversé le quotidien de ces jeunes et de leur famille. Comment LA crise va provoquer une crise familiale, une crise personnelle, une crise de nerf.

Chaque chapitre est focalisé sur un enfant différent.

Il y a tout d’abord Hugo qui accompagne sa mère à pôle emploi et qui voit la résignation et la fragilité des gens qui cherchent du travail au point d’accepter n’importe quel emploi.

Ensuite il y a Karine avec un QI bien au dessus de la moyenne. Brisée, elle cherche à tout contrôler, à briller et à être parfaite seulement elle ne peut pas remplacer ses parents. Prise au coeur de la dispute conjugale de ses parents, elle doit faire avec un petit frère fragile, Bruno. Nous le retrouverons deux chapitres plus loin avec sa passion pour les jeux vidéo.

Cyril se trouve pris entre les soucis familiaux des parents de Karine et Bruno et les déboire de son meilleur ami Anhtony. Ce dernier, livré à lui même à cause des emplois de ses parents, se met à boire démesurément avec ses amis Cyril et Flavien ou même seul.

Un avis global

Des histoires séparées qui ont des liens plus étroits que l’on ne le pense.

Christophe Léon nous présente des tranches de vies qui offrent une vision de la réalité. Un témoignage réaliste sur ce que vivent les enfants délaissés, dont les parents sont aux chômages, sans revenus, avec un maigre salaire malgré les heures de travail … Une lecture qui m’a plu mais qui n’est pas douce et rose. Une intrusion dans des vies pas forcément éloignée de la notre et qui donne à réfléchir sur l’actualité, sur la société, sur l’économie et le système français.

Un ouvrage de 123 pages, conseillé à partir de 15 ans, qui se lit facilement grâce à une plume délicate et qui transcrit avec douceur et justesse un sujet difficile et épineux.

tous les livres sur Babelio.com

Instant publicité

12 Nov

Depuis un mois je suis officiellement baby libraire BD à La Petite Bulle alors n’hésitez pas à venir que vous soyez de Lyon ou de passage dans la ville.

Pensez à regarder régulièrement sur le site ou abonnez-vous à la newsletter afin de connaître les auteurs prévus en dédicace ainsi que les dates. Vous trouverez aussi sur le site nos coups de coeur, rien ne vaut un coucou directement en librairie histoire d’avoir des conseils personnalisés. Nous sommes souriants et fun ! Bon moment garantie, en plus la boutique est un véritable antre merveilleux qu’il est bon de découvrir.

Je vais tenter de vous écrire plus d’article sur les nouveautés histoire de vous tenir au courant mais je ne serais pas exclusive et si je découvre tardivement un très bon ouvrage, il se peut qu’il se retrouve sur ce blog !

Bref, on ne mord pas, on est ouvert 7 jours sur 7 de 10h30 à 19h sauf le lundi où nous sommes fermé entre 12h30 et 14h.

Good Advice

Good Advice

Critique littéraire de BD _ Seconds de Bryan Lee O’Malley

12 Nov

Bryan Lee O’Malley est de retour. Le papa de Scott Pilgrim revient avec un one-shot de 300 pages aussi farfelues que sa précédente série.

L’auteur en quelques mots ?

Avatar de Radiomaru

Avatar de Radiomaru

Bryan Lee O’Malley est d’origine canadienne et cela influence beaucoup son travail tout comme son attrait prononcé pour la musique. Pour en savoir plus, il y a pas mal de détails à la fin des Scott Pilgrim version colorée. Une petite merveille et une mine d’or pour les fans de O’Malley même si vous avez déjà lu les originaux.

Allez voir son blog et n’hésitez pas à le suivre sur Twitter, il est super drôle !

Revenons à Seconds

Couverture

Couverture

Publiée chez Dargaud, ce comics au format un peu particulier est sorti le 26 octobre 2014. Il s’agit là d’un petit format à la couverture rigide. Au dessus de cette hard cover bleue on a une jaquette rouge qui détonne sur laquelle apparaît le portrait de notre héroïne, Katie. Nous voilà de nouveau happé par l’univers étrange de cet auteur.

Le synopsis de l’éditeur :

Katie a besoin d’une seconde chance pour réparer les petites catastrophes de sa vie. Un roman graphique plein d’humour, signée Bryan O’Malley.

Alors que Katie, chef de cuisine renommée est sur le point d’ouvrir un deuxième restaurant – le sien ! – les problèmes débarquent : l’ouverture est compromise, ses amours battent de l’aile, son ex réapparaît et, pour couronner le tout, sa meilleure serveuse se blesse. Katie a clairement perdu le contrôle : si seulement elle pouvait tout effacer et recommencer à zéro ! Ce dont elle a besoin, c’est d’une seconde chance. Tout le monde y a droit, après tout. Mais encore faut-il savoir en faire bon usage…

Le nouveau roman graphique de Bryan O’Malley,(Scott Pilgrim) : découvrez les pérégrinations déjantées de Katie !”

Seconde chance

Seconde chance

Mon avis !

J’attendais le retour de Bryan Lee O’Malley depuis 4 ans (le dernier Scott étant sorti en 2010). J’ai tenté de me repaître de cette faim insatiable avec la version colorée de la série Scott Pilgrim mais c’est avec Seconds que je me sens véritablement comblée. Un voyage unique et magique, une lecture bien meilleure qu’aucune drogue.

Seconds garde l’aspect graphique auquel Bryan Lee O’Malley nous a habitué. Un dessin simple à la fois efficace et mignon. L’environnement dans lequel évolue Katie semble aussi repris du quotidien de l’auteur, un décors très “made in Canada”. Mais ce n’est pas pour me déplaire.

Si la première version de Scott Pilgrim est sortie en noir et blanc, Seconds est un comics en couleurs. Toutefois ce n’est pas l’oeuvre de l’auteur mais de Nathan Fairbairn. C’est doux, c’est chaud et on a parfois l’impression de se trouver dans un dessin animé.

Parlons de Katie. Lee O’Malley donne vie à une jeune fille plutôt battante avec un fort caractère. Un brin têtue et un peu paumée, on s’identifie facilement à ce protagoniste gentil, fou et totalement craquant. Le fait qu’elle soit rousse m’a aidé à créer un lien avec ma personne.

Enfin et surtout l’histoire

Qui n’a jamais rêver de réparer ses erreurs, de retourner au moment fatidique et de tout changer ? Finalement Katie, c’est un peu nous tous. Avec des rêves, des possibilités, des capacités mais aussi une dose d’embarras, notre héroïne n’est pas un super héros mais une jeune fille presque banale pour qui on se prend d’amitié.

Katie

Katie

De l’amour, de l’humour, de l’amitié et un chef cuistot : une recette bien dosée qui ravira les amateurs de comics et de bd fun !

Un petit clin d’oeil à tout les amateurs de Ramona et Scott, on les retrouve dans une case de Seconds, à vous d’ouvrir l’oeil !

Vous l’aurez compris, je ne suis absolument pas objective car c’est un énorme coup de cœur pour moi et que je trouve ce comics fantastique, onirique et à mourir de rire !

C’est quand que ce grand monsieur vient en France que je puisse le rencontrer ?


→ une bonne idée cadeau pour votre petit copain ou votre frangin/frangine et ça tombe bien, Noël arrive !

Little Daisy

Mommy de Xavier Dolan

10 Nov

 

Affiche

Affiche

Tout d’abord une rapide présentation.

Mommy est un film canadien réalisé par Xavier Dolan avec Anne Dorval, Antoine-Olivier Pilon et Suzanne Clément. Le film nous raconte comment Diane (dite Die) une mère veuve se retrouve à s’occuper de son fils Steve atteint de TDAH  après que celui-ci se soit fait renvoyer de son foyer pour avoir déclencher un incendie et blessé un de ses camarades. Ils vont faire la rencontre de Kyla, leur voisine d’en face qui va vite devenir proche de la famille. Le film, présenté à Cannes, a obtenu le prix du jury ex-aequo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard.

La sublime Anne Dorval (Diane).

La sublime Anne Dorval (Diane).

Mommy est une baffe cinématographique. Une bonne grosse baffe qui vous laisser une belle marque sur la joue. Je suis ressortie de la salle complétement subjuguée, presque assommée. La seule chose que je pouvais dire c’est : “Magnifique, ce film est magnifique”. Je me suis ensuite dit qu’il fallait que je trouve quelque chose à dire sinon ma critique allait être bien maigre.

Xavier Dolan a tourné en  1:1, c’est à dire un format carré à la différence de la très large majorité des films tourné en 1.85:1 (ou autre type cinémascope) qui sont des formats rectangulaires. Concrètement vous avez un cadre carré avec de grosses bandes noires sur les cotés gauche et droit. On est donc très proche des personnages et ce format donne un coté presque claustrophobique et trop étriqué qui fait que parfois les personnages en sortent. Dolan gère très bien ce format particulier ce qui donne des plans très joli parfois proche du portrait. La photo est magnifique avec des très belles couleurs, une habitude chez ce réalisateur.

Et les acteurs !

Que dire sur les acteurs à part qu’ils sont parfaits. Leurs interprétations sont incroyables, souvent intenses mais toujours justes et jamais caricaturales. On frôle souvent l’hystérie et l’excès mais sans jamais tomber dans quelque chose qui nous ferait sortir du film. J’ai beaucoup aimé Suzanne Clément qui joue le bégaiement de son personnage avec beaucoup de justesse.

Antoine-Olivier Pilon (Steve)

Antoine-Olivier Pilon (Steve)

La musique est également très bien gérée avec une bonne selection musicale et donc du bien belles séquences proches du clip vidéo (celle avec Wonderwall, “my god !”). Ce film va presque me faire aimé Céline Dion parce que maintenant je repenserai à Mommy et non plus à cette dame qui veut me tuer mes tympans (sans vouloir offenser les fans de Céline ).

Mais assez de critique factuelle !

Aller voir Mommy ! Prenez votre manteau et vos clefs, abandonnez tout chez vous et rendez vous dans le cinéma le plus proche. Vous allez y voir une histoire touchante, poignante. Vous allez pleurer et rire aussi, vous attacher à ses personnages qui sont tous à la fois forts et tellement fragiles. On a pu reprocher sa longueur au film : oui c’est parfois un poil longuet mais pour ma part cela ne m’a pas dérangé. Certains l’ont trouvé grandiloquent mais j’aime la grandiloquence.

Xavier Dolan nous prouve encore une fois son talent de réalisateur, sa grande sensibilité et j’espère très fort qu’il n’est pas au sommet de son art et qu’il va continuer longtemps à faire des films de cette trampe. Je vous laisse avec la bande annonce, qui devrait achever de vous convaincre.

Ekiipatang

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