Archive | janvier, 2015

Critique littéraire _ Le nom du vent, Patrick Rothfuss

26 Jan

Cette fois c’est au tour du Nom du Vent ! C’est au cours d’une soirée entre amis, alors qu’on parlait magie et autre fantasy, que ce titre est sorti. (Ça rime! \o/) On me l’a présenté comme un Harry Potter en plus « hardcore » : beaucoup de magie, une école et un héros absolument fantastique. Je peux maintenant vous dire que c’est plus que ça !

le nom du vent

le nom du vent

Synopsis :

J’ai libéré des princesses. J’ai incendié la ville de Trebon. J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’oserait même évoquer. J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.

J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer. J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires. Je voulais apprendre le nom du vent.

Mon nom est Kvothe

Vous avez dû entendre parler de moi.

Ce que j’en pense :

Avant de parler de l’intrigue, Le nom du Vent se distingue par son style : c’est un personnage légendaire qui nous conte son histoire. Certes, le procédé n’est pas innovant, mais cette technique apporte à l’histoire cet aspect envoûtant qui nous empêche de lâcher le livre !

Nous débutons ainsi avec une narration à la troisième personne objective. Le décor se plante et nous nous tournons de plus en plus vers le personnage qui nous intéresse : un aubergiste minutieux, un jeune homme vieillit avant l’heure, un héros dans sa retraite, notre conteur.

Nous passons ensuite à la première personne et nous changeons de temps : la trame principale prend place et nous nous retrouvons dans l’histoire d’un mythe vivant. Les mauvaises langues y verront un certainement un début lent et passablement inutile, mais c’est grâce ça que nous prenons connaissance avec notre héros, que nous l’apprécions et que nous nous y attachons !

Ce récit émouvant et épique est ponctué par de multiples retours dans le présent. Le narrateur étant aussi aubergiste, la boutique doit tourner ! C’est souvent avec regret que nous quittons le jeune héros pour retrouver sa version adulte, mais ces passages sont toujours bien accueillis car ils apportent un plus à l’histoire. Ils nous donnent un aperçu de ce qu’il est devenu et son histoire à lui ne devient que plus passionnant.

 

Enfin je conseille ce roman à tous les lecteurs. Que vous découvriez le genre ou que vous en soyez féru, ce livre vous enchantera et convaincra même les plus récalcitrant à dévorer les deux autres tomes qui constituent le second livre.

Kyu

la peur du sage

la peur du sage

 

« Let it snow » made in Valloire

21 Jan

Salut tout le monde !

Panorama

Panorama

Je ne vous ai pas oublié même si cela fait un moment que je n’ai pas écrit, j’étais juste au ski. Et oui, je sais que vous mourrez d’impatience d’en savoir plus, d’avoir des photos histoire de vous offrir 5 minutes de vacances morale. C’est pour cela que je vais partager avec vous ce moment de bonheur, de blancheur, de douceur et surtout de montagnes en tout genre.

1 – C’est où qu’on part ?

J’ai la chance d’avoir un copain de la montagne, on appelle ça un montagnard et pour pas le confondre avec un autre c’est un savoyard, de la vallée de la Maurienne (il parait qu’avec les Tarains il y a un conflit, comme partout allez-vous me dire).

On est donc parti dans le chalet à Valloire.

D902

D902

Perso j’adore le chalet, un endroit cosy, avec un cheminée, du bois et surtout vu sur la montagne. Franchement que demande le peuple ? Pour skier, pas de panique on peut partir de notre nid douillet et rejoindre les pistes sans galérer avec une navette. Et ce n’est pas un luxe quand on a le mal des transports et que les routes sont des routes de montagnes bien tournantes.

Donc Valloire c’est une petite station « village » d’où on voit l’aiguille noire et les aiguilles d’Arves constituées de trois aiguilles dont une qui ressemble à une tête de chat et j’adore les chats.

l'aiguille noire

l’aiguille noire

2 – Qu’est-ce qu’on fait ?

  • Alors quand on part l’hiver on peut skier au sens large. Il y a de quoi satisfaire tout le monde entre le ski nordique, les pistes, le ski de randonnée ou encore le freestyle ou le freeride. Avis aux snowboarders je ne vous oublies pas, c’est juste que perso je ne pratique pas donc je serais mal avisé de dire quoi que ce soit. Donc, j’ai repris le ski pour de vrai. Après 6 années d’arrêts pour multiples raisons, la première a été une belle entorse et ensuite, les études, le manque d’argent et de temps (oui cumuler boulot et études ça demande du temps), j’ai enfin rechaussé mes skis pour de bon ! Je parle argent car en effet, le ski est un sport coûteux. Entre la location ou l’achat du matériel, le lieu où se loger quand on en a pas sur place et le forfait pour les pistes, la semaine de ski est un véritable budget.

Une petite photo du champion local …

JB Grange

JB Grange

Et une vue depuis mon masque qui a servi de filtre :

la vie en orange

la vie en orange

Mais on n’aime pas tous skier !

  • Pour ceux qui veulent tout de même profiter de la neige, direction les rando avec des raquettes. Loin des pistes et de l’agitation, il y a de quoi profiter de la faune, de la flore et de la neige tout en se promenant. De quoi faire du sport tout en douceur et pas “juste” descendre une piste et remonter.

 

paysage

paysage

La chasse au yeti

La chasse au yeti

  • Après il y a la randonnée classique, on chausse les bonnes chaussures et c’est parti pour une conquête des sommets. Vue panoramique sublime et bonheur garanti.
Atteindre la cîme

Atteindre la cîme

  • Envie de glisse mais les pistes sont fermées ? Direction la patinoire ! Vous pourrez aussi admirer les valoirinches faire du patinage artistique certains soirs.
Je me sens comme ça sur la glace

Je me sens comme ça sur la glace

  • Enfin les grands classiques restes : luge, bataille de boules de neiges et autres constructions d’igloo …
  • + : la nuit quand il ne neige pas, on admire les étoiles. Nous avons une visibilité due à la faible luminosité ambiante. Pas trop d’éclairage public ni de pollution. Parfait pour les amateurs d’astronomie !
Orion

Orion

3 – Et niveau gastronomie ?

C’est la montagne alors on se fait plaisir en terme fromagers et caloriques …

Bienvenus raclette, tartiflette, fondue, crozets au beaufort … le tout avec une bonne bière du Galibier (col voisin à Valloire), un vin blanc de Savoie ou en fin de soirée un verre de liqueur de Génépi.

Produits de Savoie

Produits de Savoie

N’oubliez pas, juste après sept heures sur les pistes de ski, la tisane au thym qui vous remettra d’aplomb (surtout si vous avez un petit rhum).

Tisane au Thym

Tisane au Thym

4 – On prend quoi pour se distraire ?

Côté littérature :

  • Le Sommet des Dieux de Taniguchi : voici un manga qui nous emporte vers les plus hauts sommets, notamment l’Everest. Entre photographie et alpinisme, voici une bande dessinée touchante, un chef d’oeuvre (primé à Angoulême) qui nous offre des tranches de vies différentes mais toutes liées.
le sommet des dieux

le sommet des dieux

  • Le photographe de Guibert, Lemercier et Lefèvre : une bande dessinée qui retrace le parcours d’un photographie lié à Médecin sans Frontières en Afghanistan. Un témoignage prenant, une BD originale qui lie photo et dessin mais également une mine d’information sur la montagne. Les Chasseurs Alpins, qui s’entraînent à côté de Valloire sont partis en Afghanistan, ce coin des Alpes leur servaient d’exemple et de préparation pour les montagnes Afghanes on se dit que les deux doivent avoir pas mal de points communs. En bref, des infos de cette BD peuvent s’avérer utiles ici aussi.
le photographe

le photographe

  • Feu de Glace de Nicci French (que j’ai déjà critiqué) est un bon roman d’amour avec un alpiniste et une anglaise. Fleur bleue, c’est le livre qu’il vous faut en vacances à la montagne.
  • Neige, Fermine

    Neige, Fermine

    Neige de M. Fermine est une nouvelle sur la création poétique des haïku et son lien avec le blanc, la montagne et la pureté. D’une délicatesse et d’une douceur sans borne, cet texte nous transporte en Asie avec ce jeune poète. Une lecteur délicieuse et tendre.

 » La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers. Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu. Il porte un nom. Un nom d’une blancheur éclatante. Neige »

Neige, M. FERMINE

Et pour une scéance ciné-maison :

  • Chalet Girl de P. Trail qui raconte comment une jeune fille, ex championne de roller va découvrir le snowboard en devenant « chalet girl’ en Autriche. Humour, amour et glisse sont au rendez-vous dans cette comédie.

  • Vertical limit de M. Campbell sera le film d’action sur l’alpinisme de la selection. Un peu de tragédie, d’angoisse et de froid dans une montagne qui ne pardonne aucun écart et parfois elle vous prend au dépourvu. Voyons voir comment se débrouille cette jeune alpiniste au sommet du monde …

  • Les Bronzés font du ski de P. Leconte. On ne raconte plus l’histoire tellement on la connait mais 1h30 de franche rigolade n’a jamais fait de mal à personne, on en reprendra donc une dose histoire de chanter « étoile des neiges » en cas d’attente sur le télésiège !

  • La reine des neiges de Disney, un bon film d’animation n’a jamais fait de mal ! Surtout quand ça parle de neige.

  • Rasta Rocket de J. Turteltaub. Devenu lui aussi un classique, un Disney, rempli d’humour, de joie, d’amitié, de déception et d’esprit sportif alors quoi de mieux que de le revoir ? Rien sauf peut être embrasser un oeuf ? Allez, « kiss my egg man ».

Sinon on profite des concours de sculptures sur glaces :

Sculpture sur glace

Sculpture sur glace

25 ans de glace

24 ans de glace

le winner

le winner

5 – Comment on fait quand c’est fini ?

Un blanc éclatant qui va manquer à mes yeux

Un blanc éclatant qui va manquer à mes yeux

On attend la prochaine fois avec une tasse de thé, MCS Extrem en lien sur le pc ou encore Extreme Sports, amateurs de lecteurs il y a aussi les magasines de skis. Je vous recommande Skieur qui est vraiment sympa avec des journalistes qui n’ont pas leur langues dans leur poche ! J’ai adoré l’édito de ce trimestre notamment.

Et sinon il reste les photos à mettre en valeurs pour faire un bel album : “Valloire 2015”. Même si beaucoup de gens ne font plus développer leur photo, c’est l’occasion de le faire, vous ne pensez pas ?

On est beau, on est de Chickon

On est beau, on fait partie de l’équipe Chickon

Mémé sera heureuse de recevoir une photo de vous avec bonnet, masque, gros manteau et la goutte au nez !

Allez, je vous dit à bientôt. En plus la saison n’est pas fini alors j’ai encore quelques mois pour rêver d’avoir l’occasion d’y retourner. Pour le moment je regarde le ciel lyonnais entre pluie et

neige mouillée. Peut-être qu’ici aussi la ville sera couverte d’un joli voile blanc. Les gens semble avoir le sourire quand il y a de la neige, au contraire de la pluie qui renferme.

Neige, neige, neige

Neige, neige, neige

 

I cross my fingers cause I love you Snow.

xoxo

Little Daisy

#jesuisCharlie

8 Jan
je suis charlie

je suis charlie, Joachim Roncin

« Ma liberté, longtemps je t’ai gardée, Comme une perle rare,
Ma liberté,C’est toi qui m’as aidé à larguer les amarres.
Pour aller n’importe où,pour aller jusqu’au bout des chemins de fortune,
pour cueillir en rêvant une rose des vents sur un rayon de lune. »

Ma liberté, votre liberté, notre liberté, leur liberté a été bafouée, entachée de sang ! Je me rappelle il n’y a pas si longtemps de ça, en Syrie, Ali Ferzat (un dessinateur) qui s’était fait casser les deux mains pour avoir oser s’exprimer … En France, nos dessinateurs avaient pris leurs crayons pour s’indigner. Aujourd’hui c’est en France que ça se passe et ce ne sont pas que des mains de cassées, ce sont des vies aspirées, gâchées, pulvérisées ! Pour quoi ? Pour rien !

Ferzat par Kichka

Ferzat par Kichka

Alors c’est ça, le dessin désarme au point de s’attaquer physiquement aux dessinateurs ? Le papier est une arme égale à une arme à feu ? Il semblerait que pour certains, oui. C’est avec horreur, tristesse et surtout effarement que je constate à quel point certains droits durement acquis par des générations passées peuvent être bafoués, écrasés, anéantis.

Nous ne sommes pas et ne serons pas opprimés par une bande d’assassins qui cherche à réduire notre liberté en nous faisant peur. Faire peur c’est l’arme du faible, faire peur c’est avoir besoin de rabaisser l’autre. Osons nous affronter sur le terrain de la liberté, vous verrez que la France peut s’unir contre un oppresseur pour sortir plus libre qu’avant ! Ce n’est pas demain que la France arrêtera d’avoir des penseurs, des dessinateurs, des humoristes, des journalistes et des gens libres de s’exprimer !

Soutient de Boulet

Soutient de Boulet

Voilà, je suis triste et atterrée mais au moins j’ai dis ce que j’avais sur le cœur. Maintenant mes pensées vont pour toutes les familles, pour les membres du journal, pour les policiers. J’espère que nous saurons le « pourquoi » véritable en retrouvant les auteurs de cet attentat.

RIP à ces dessinateurs morts au combat pour la liberté, morts pour la liberté d’expression dans le pays des Droits de l’Homme et du Citoyen.

« Solidarity for ever »

 Leurs cœurs se sont éteints, les Français font battre les leurs en unions pour que Charlie, tel un phénix, renaissent de ses cendres ! Ils ont voulu tuer Charlie, ont leur prouvera qu’on ne touche pas à notre liberté sans combattre.

je suis charlie

je suis charlie

A nous de continuer le combat pour notre liberté !

Little Daisy

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          Il m’est bien difficile d’écrire ces quelques mots… Je ne peux ici que présenter mes sincères condoléances aux familles, collègues et amis de tous ceux qui ont perdu la vie en ce 7 janvier 2015.

Charlie, je l’espère, renaitra de ses cendres et va continuer encore plus fort de taper sur tout le monde et va continuer de nous faire rire parce que, putain, on va bien en avoir besoin dans les semaines / mois à venir. J’espère également que cet acte ne restera pas condamné, car la liberté de la presse et la liberté d’expression restent et resteront un droit essentiel dans notre pays et le monde.

Voir ici des grands mouvements de solidarité réchauffe mon cœur de pierre. Car vous n’avez pas tué Charlie aujourd‘hui, vous avez réveillé les Charlies en nous. Et continuons à rire encore et toujours, je pense que c’est ce qu’ils auraient voulu. Pour qu’ils ne soient pas mort pour rien. Le cœur n’y est pas aujourdhui mais ça ira mieux demain, enfin je crois.

En attendant comme dirait l’autre : « Monde de merde ».

Je vous laisse ici les mots de Cabu lui-même, qui n’ont jamais été aussi vrai.

Ekiipatang

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