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« Let it snow » made in Valloire

21 Jan

Salut tout le monde !

Panorama

Panorama

Je ne vous ai pas oublié même si cela fait un moment que je n’ai pas écrit, j’étais juste au ski. Et oui, je sais que vous mourrez d’impatience d’en savoir plus, d’avoir des photos histoire de vous offrir 5 minutes de vacances morale. C’est pour cela que je vais partager avec vous ce moment de bonheur, de blancheur, de douceur et surtout de montagnes en tout genre.

1 – C’est où qu’on part ?

J’ai la chance d’avoir un copain de la montagne, on appelle ça un montagnard et pour pas le confondre avec un autre c’est un savoyard, de la vallée de la Maurienne (il parait qu’avec les Tarains il y a un conflit, comme partout allez-vous me dire).

On est donc parti dans le chalet à Valloire.

D902

D902

Perso j’adore le chalet, un endroit cosy, avec un cheminée, du bois et surtout vu sur la montagne. Franchement que demande le peuple ? Pour skier, pas de panique on peut partir de notre nid douillet et rejoindre les pistes sans galérer avec une navette. Et ce n’est pas un luxe quand on a le mal des transports et que les routes sont des routes de montagnes bien tournantes.

Donc Valloire c’est une petite station « village » d’où on voit l’aiguille noire et les aiguilles d’Arves constituées de trois aiguilles dont une qui ressemble à une tête de chat et j’adore les chats.

l'aiguille noire

l’aiguille noire

2 – Qu’est-ce qu’on fait ?

  • Alors quand on part l’hiver on peut skier au sens large. Il y a de quoi satisfaire tout le monde entre le ski nordique, les pistes, le ski de randonnée ou encore le freestyle ou le freeride. Avis aux snowboarders je ne vous oublies pas, c’est juste que perso je ne pratique pas donc je serais mal avisé de dire quoi que ce soit. Donc, j’ai repris le ski pour de vrai. Après 6 années d’arrêts pour multiples raisons, la première a été une belle entorse et ensuite, les études, le manque d’argent et de temps (oui cumuler boulot et études ça demande du temps), j’ai enfin rechaussé mes skis pour de bon ! Je parle argent car en effet, le ski est un sport coûteux. Entre la location ou l’achat du matériel, le lieu où se loger quand on en a pas sur place et le forfait pour les pistes, la semaine de ski est un véritable budget.

Une petite photo du champion local …

JB Grange

JB Grange

Et une vue depuis mon masque qui a servi de filtre :

la vie en orange

la vie en orange

Mais on n’aime pas tous skier !

  • Pour ceux qui veulent tout de même profiter de la neige, direction les rando avec des raquettes. Loin des pistes et de l’agitation, il y a de quoi profiter de la faune, de la flore et de la neige tout en se promenant. De quoi faire du sport tout en douceur et pas “juste” descendre une piste et remonter.

 

paysage

paysage

La chasse au yeti

La chasse au yeti

  • Après il y a la randonnée classique, on chausse les bonnes chaussures et c’est parti pour une conquête des sommets. Vue panoramique sublime et bonheur garanti.
Atteindre la cîme

Atteindre la cîme

  • Envie de glisse mais les pistes sont fermées ? Direction la patinoire ! Vous pourrez aussi admirer les valoirinches faire du patinage artistique certains soirs.
Je me sens comme ça sur la glace

Je me sens comme ça sur la glace

  • Enfin les grands classiques restes : luge, bataille de boules de neiges et autres constructions d’igloo …
  • + : la nuit quand il ne neige pas, on admire les étoiles. Nous avons une visibilité due à la faible luminosité ambiante. Pas trop d’éclairage public ni de pollution. Parfait pour les amateurs d’astronomie !
Orion

Orion

3 – Et niveau gastronomie ?

C’est la montagne alors on se fait plaisir en terme fromagers et caloriques …

Bienvenus raclette, tartiflette, fondue, crozets au beaufort … le tout avec une bonne bière du Galibier (col voisin à Valloire), un vin blanc de Savoie ou en fin de soirée un verre de liqueur de Génépi.

Produits de Savoie

Produits de Savoie

N’oubliez pas, juste après sept heures sur les pistes de ski, la tisane au thym qui vous remettra d’aplomb (surtout si vous avez un petit rhum).

Tisane au Thym

Tisane au Thym

4 – On prend quoi pour se distraire ?

Côté littérature :

  • Le Sommet des Dieux de Taniguchi : voici un manga qui nous emporte vers les plus hauts sommets, notamment l’Everest. Entre photographie et alpinisme, voici une bande dessinée touchante, un chef d’oeuvre (primé à Angoulême) qui nous offre des tranches de vies différentes mais toutes liées.
le sommet des dieux

le sommet des dieux

  • Le photographe de Guibert, Lemercier et Lefèvre : une bande dessinée qui retrace le parcours d’un photographie lié à Médecin sans Frontières en Afghanistan. Un témoignage prenant, une BD originale qui lie photo et dessin mais également une mine d’information sur la montagne. Les Chasseurs Alpins, qui s’entraînent à côté de Valloire sont partis en Afghanistan, ce coin des Alpes leur servaient d’exemple et de préparation pour les montagnes Afghanes on se dit que les deux doivent avoir pas mal de points communs. En bref, des infos de cette BD peuvent s’avérer utiles ici aussi.
le photographe

le photographe

  • Feu de Glace de Nicci French (que j’ai déjà critiqué) est un bon roman d’amour avec un alpiniste et une anglaise. Fleur bleue, c’est le livre qu’il vous faut en vacances à la montagne.
  • Neige, Fermine

    Neige, Fermine

    Neige de M. Fermine est une nouvelle sur la création poétique des haïku et son lien avec le blanc, la montagne et la pureté. D’une délicatesse et d’une douceur sans borne, cet texte nous transporte en Asie avec ce jeune poète. Une lecteur délicieuse et tendre.

 » La neige est un poème. Un poème qui tombe des nuages en flocons blancs et légers. Ce poème vient de la bouche du ciel, de la main de Dieu. Il porte un nom. Un nom d’une blancheur éclatante. Neige »

Neige, M. FERMINE

Et pour une scéance ciné-maison :

  • Chalet Girl de P. Trail qui raconte comment une jeune fille, ex championne de roller va découvrir le snowboard en devenant « chalet girl’ en Autriche. Humour, amour et glisse sont au rendez-vous dans cette comédie.

  • Vertical limit de M. Campbell sera le film d’action sur l’alpinisme de la selection. Un peu de tragédie, d’angoisse et de froid dans une montagne qui ne pardonne aucun écart et parfois elle vous prend au dépourvu. Voyons voir comment se débrouille cette jeune alpiniste au sommet du monde …

  • Les Bronzés font du ski de P. Leconte. On ne raconte plus l’histoire tellement on la connait mais 1h30 de franche rigolade n’a jamais fait de mal à personne, on en reprendra donc une dose histoire de chanter « étoile des neiges » en cas d’attente sur le télésiège !

  • La reine des neiges de Disney, un bon film d’animation n’a jamais fait de mal ! Surtout quand ça parle de neige.

  • Rasta Rocket de J. Turteltaub. Devenu lui aussi un classique, un Disney, rempli d’humour, de joie, d’amitié, de déception et d’esprit sportif alors quoi de mieux que de le revoir ? Rien sauf peut être embrasser un oeuf ? Allez, « kiss my egg man ».

Sinon on profite des concours de sculptures sur glaces :

Sculpture sur glace

Sculpture sur glace

25 ans de glace

24 ans de glace

le winner

le winner

5 – Comment on fait quand c’est fini ?

Un blanc éclatant qui va manquer à mes yeux

Un blanc éclatant qui va manquer à mes yeux

On attend la prochaine fois avec une tasse de thé, MCS Extrem en lien sur le pc ou encore Extreme Sports, amateurs de lecteurs il y a aussi les magasines de skis. Je vous recommande Skieur qui est vraiment sympa avec des journalistes qui n’ont pas leur langues dans leur poche ! J’ai adoré l’édito de ce trimestre notamment.

Et sinon il reste les photos à mettre en valeurs pour faire un bel album : “Valloire 2015”. Même si beaucoup de gens ne font plus développer leur photo, c’est l’occasion de le faire, vous ne pensez pas ?

On est beau, on est de Chickon

On est beau, on fait partie de l’équipe Chickon

Mémé sera heureuse de recevoir une photo de vous avec bonnet, masque, gros manteau et la goutte au nez !

Allez, je vous dit à bientôt. En plus la saison n’est pas fini alors j’ai encore quelques mois pour rêver d’avoir l’occasion d’y retourner. Pour le moment je regarde le ciel lyonnais entre pluie et

neige mouillée. Peut-être qu’ici aussi la ville sera couverte d’un joli voile blanc. Les gens semble avoir le sourire quand il y a de la neige, au contraire de la pluie qui renferme.

Neige, neige, neige

Neige, neige, neige

 

I cross my fingers cause I love you Snow.

xoxo

Little Daisy

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Série britannique – Glue de Jack Thorne

23 Oct
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Avis aux anciens adeptes de Skins, Jack Thorne le célèbre réalisateur d’Outre-Manche est de retour depuis début septembre sur E4 avec une nouvelle série : GLUE. Qualifiée de Teen-Thriller, c’est une série policière abordant le thème de l’adolescence qui est cher à ce réalisateur. Chaque épisode dure environ 45 minutes.

Synopsis :

GLUE

GLUE

Overton. Un petit village au milieu de la campagne anglaise, vivant de l’agriculture et de courses de chevaux. Derrière ce décor bucolique se cache un lieu bien moins plaisant…

Les adolescents qui y vivent combattent l’ennui en jouant à des jeux dangereux comme le jeu du poulet. Le principe du jeu est que lorsque aucun des joueurs ne cède, le pire peut leur arriver (ici, sauter dans un silo) jusqu’à ce que l’un d’eux ne cède et soit alors considéré comme un peureux. C’est dans ce contexte qu’un jeune homme nommé Caleb est retrouvé mort, écrasé sous les roues d’un tracteur.

Afin de déceler le mystère, les secrets doivent tomber et les langues se délier, ce qui bouleversera à jamais la paisible vie des habitants

Mon avis :

J’ai de suite été prise dans cette enquête. Les personnages sont touchants et en même temps ils ont tous leur lot de mystères, de mensonges, de problèmes. Les acteurs sont bons, on retrouve notamment Faye Marsay qui a joué dans Pride. Personnellement mon petit crush personnel va au personnage joué par Callum Turner alias Eli Bray. Il s’agit du frère du jeune décédé (Caleb), pour le reste je n’en dit pas plus.

Les plans sont beaux, je ne sais pas si c’est du aux paysages verdoyants anglais ou si c’est le talent du cameraman. Blague à part, les personnages sont filmés de façon poignante et l’on voit la douleur, la peur sur leur visage. Une série qui traite des ados avec noirceur, justesse et brio. Ne serait-ce pas la clef de la réussite ?

Voilà la page de Glue sur le site de la chaîne E4, il y a des compléments, des indices supplémentaires pour tenter de deviner qui à tuer Caleb dit Cal.

Avez-vous des idées sur l’identité du meurtrier ?

Avez-vous des idées sur l’identité du meurtrier ?

Une première saison de 8 épisodes qui s’avère prometteuse ! Vivement le prochain épisode …

Pride, Matthew WARCHUS – Critique de film

7 Oct
Affiche de Pride

Affiche de Pride

Fait marquant : j’ai une carte de cinéma. Ce qui veut dire, cinéma à volonté ! Je peux y aller dès que l’envie s’en fait sentir. Je vais donc pouvoir vous parler plus fréquemment des nouveautés à l’affiche dans les salles françaises. Et je vais évoquer avec vous, un coup de cœur pour PRIDE ! Sorti le 17 septembre 2014, réalisé par Matthew Warchus ce film est une bombe (rien que ça). 1h58 de bonheur, foncez avant qu’il ne passe plus au cinéma. En VOST c’est mieux, leur accent est juste à tomber. Vous voulez des explications ?

D’abord, voilà le synopsis :

Eté 1984 – Alors que Margaret Thatcher est au pouvoir, le Syndicat National des Mineurs vote la grève. Lors de la Gay Pride à Londres, un groupe d’activistes gays et lesbiens décide de récolter de l’argent pour venir en aide aux familles des mineurs en grève. Mais l’Union Nationale des Mineurs semble embarrassée de recevoir leur aide. Le groupe d’activistes ne se décourage pas. Après avoir repéré un village minier au fin fond du pays de Galles, ils embarquent à bord d’un minibus pour aller remettre l’argent aux ouvriers en mains propres.

Ainsi débute l’histoire extraordinaire de deux communautés que tout oppose qui s’unissent pour défendre la même cause.

Mon avis :

Une belle leçon d’humanité et de partage : s’unir, agir ensemble, se faire entendre pour ne plus être opprimé. Pride nous montre que tout le monde peut changer, il faut juste apprendre à se connaître. En effet, dans la campagne galloise, les gens n’étaient pas près à accueillir ces  “homo londoniens” et finalement, ces deux groupes iront plus loin que la défense d’une cause. Ils se lieront et tisseront des amitiés que rien ne pourra défaire. Des idéaux qui restent gravés.

Gay Pride 1985

Gay Pride 1985

Ce film retrace une histoire vraie avec comme ajout le personnage de Joe (interprété par George MacKay). Ce dernier nous permet d’intégrer, en même temps que lui le fait, le quotidien des activiste gay et lesbien (dont l’histoire à eux est véridique). Les acteurs sont touchants, justes, brillants et tellement drôles. Nous retrouvons notamment Bill Nighy et Imelda Stauton qui n’ont plus rien à prouver. Andrew Scott, Dominic West, Faye Marsay et surtout Ben Schnetzer portent se film avec brio.

Maintenant j’ai envie de me prendre une semaine de vacances au milieu de nul part au Pays de Galles ou juste fréquenter les quartiers underground de Londres.

Enfin, un dernier point à ne pas négliger, la qualité de la bande originale de Christopher Nightingale. Fans des années 80’, sautez dessus, c’est un condensé de bonheur. Pour ma part, j’ai dansé dans le cinéma (et ma copine aussi) sur Why de Bronski Beat.

Conclusion ?

Un film qui permet d’apprendre une partie de l’histoire anglaise tout en rigolant avec des personnages hauts en couleurs, humains et prêts à tout pour vivre la vie qu’ils ont choisi. Ne pas se laisser abattre et aller de l’avant, toujours, la tête haute, fier.


Vous aussi, n’oubliez pas ce que vous désirez sous prétexte qu’on vous a dit que ce n’était pas possible. Vivez votre vie et vivez là pleinement, voilà ce que ce film dit !

LGSM

LGSM

Critique de jeux vidéo – Don’t starve

24 Sep

Don’t Starve

Bon, oui je suis en retard … Tout le monde a déjà fait sa critique sur Don’t Starve il y a un an au moins et moi, je débarque.  Je vous laisse voir l’article de Madmoizelle et la vidéo de feu 3615 USUL : . L’ouverture de la béta en multi y est sûrement pour quelque chose. Donc Don’t Starve c’est un jeu de survie dont j’ai rêvé durant des mois avant de pouvoir y jouer sur un ordi potable et pas sur mon PC qui a une carte graphique qui offre le même rendu que ce que vois un myope sans lunettes (je parle même pas des temps de chargement). Ce jeu, sortie en avril 2013, a été développé par Klei Entertainment.

Don't Starve

Don’t Starve

Dans Don’t Starve, on incarne un perso (Wilson) qui se réveille dans un monde où un homme (Maxwell) lui dit qu’il ferait bien de chercher à manger s’il ne veut pas mourir. Rien d’autre n’est indiqué, à nous de découvrir les interactions possibles avec notre environnement. Voilà comment je suis morte attaquée par des cochons un soir de pleine lune …  Ah oui, un détail qui ne l’est pas tellement, quand on meurt c’est pour de “vrai” c’est à dire qu’on reprend la partie au départ. Se construire un campement, trouver à manger, savoir comment ne pas devenir trop fou, voilà un quotidien assez marrant et prenant !

 

Attention à ne pas oublier votre feu à la tombée de la nuit ….

Votre feu de camp

Votre feu de camp

 

Vous l’aurez compris, ce jeu n’est pas simple malgré un gameplay qui semble simpliste. Le jeu ne manque pas de profondeur ni même d’actions. La tactique sera votre meilleurs alliée !

Parlons de la musique également. Elle nous plonge dans le l’univers et colle parfaitement à tout ce qui se déroule autour de nous. C’est elle qui fait naître des sensations autour du jeu. Parfois la musique est une aide, parfois elle est un frein, tout dépend de votre capacité à gérer le stress et la peur. Motivante, angoissante mais toujours parfaite pour le moment ! Une BO bien élaborée. Je l’apprécie pour ça.

Pour ce qui est du design, amateur de Tim Burton, vous serez servi ! Des dessins un peu gothiques, des paysages sombres, des bestioles bizarre et un monde que l’on ne comprend pas.

Alors afin de comprendre un peu mieux, des joueurs on fait le wiki du jeu. Ce dernier est super bien fait et je vous recommande la lecture – sauf si vous voulez vous débrouiller comme un vrai participant à Koh Lanta. La vérité, c’est que je vous le conseille seulement après avoir fait une ou deux parties sans, histoire de découvrir le jeu par vous même, ce qui reste une partie de plaisir.

Entre onirisme, peur et étrange, Don’t Starve m’a séduit et pour un moment encore … Au fait, je vous laisse, j’ai des baies à ramasser…

 

Pour en savoir plus je vous laisse avec le site officiel et le blog assez funky.

 

Envie de goodies ? Le Klei store est pour vous !

Wilson vous souhaite bien du courage

Wilson vous souhaite bien du courage

Critique littéraire – Le Garde, le poète et le prisonnier de Lee JUNG-MYUNG

24 Août

Alors je reviens avec un roman chargé en émotion et en qualité littéraire ! Mais avant ça jusqu’au 8 septembre c’est assez chargé et j’ai du mal à tenir les posts régulier mais c’est bientôt la fin – la fin des études aussi \o/ – donc tenez bon avec moi et continuez à lire ce blog qui sans vous n’aurez plus aucun sens. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, à lire mes petites critiques et à venir sur la page Facebook de Chickon : je vous REMERCIE !

Le Garde, Le Poète et le Prisonnier

Le Garde, Le Poète et le Prisonnier

Passons à présent aux choses sérieuses, Le garde, le poète et le prisonnier de Lee JUNG-MYUNG. Ce roman, édité en avril 2014 chez Michel Lafon, est le premier de cet auteur coréen à avoir été traduit. D’abord traduit du coréen en anglais et ensuite de l’anglais en français j’imagine qu’il est bon de pouvoir le lire en langue originale pour profiter de toutes les subtilités de la langue mais je ne connais pas le coréen. 

J’ai vu la couverture, de la douceur semblait en sortir. J’ai pris l’ouvrage et j’ai vu un mix de roman et de poésie, sans lire plus je me suis lancée dans cette lecture captivante.

Je vous mets le synopsis que l’on trouve en quatrième de couverture :

“Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. Dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants, le gardien-chef, Sugiyama, réputé pour sa cruauté bestiale, vient d’être assassiné. Le jeune conscrit Watanabe est chargé de l’enquête ; mais à peine l’a-t-il commencée qu’un détenu coréen, communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne croit pas à sa version des faits et décide de poursuivre ses investigations malgré les ordres. En reconstituant les derniers mois du gardien-chef, il met au jour l’étrange relation qui s’est nouée entre la brute Sugiyama et Yun Dong-Ju, un jeune poète coréen condamné pour « écrits séditieux ». Alors que la guerre fait rage et que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en œuvre pour protéger Yun Dong-Ju, dont les vers sont si purs qu’ils brisent le plus dur des cœurs. Mais il devra affronter un complot qui dépasse largement l’enceinte de la prison…” 

Mon avis sur ce roman :

Inspiré de faits réel et de la vie du poète Yun DONG-JU, ce roman m’a appris beaucoup de choses sur l’histoire Japonaise et Coréenne, sur les conflits et les mentalités. Lisant pas mal de littérature asiatique en tout genre depuis quelques mois, je commence à découvrir un univers littéraire foisonnant, puissant par la beauté des mots qui servent à dévoiler une réalité dure et froide. Un témoignage poignant sur les mentalités en temps de guerre.

Une fiction touchante, criante de vérité et une sublime manière de redonner vie à un poète dont je veux apprendre plus.

Watanabe est un penseur, un humaniste qui est pris dans des conflits qui le dépasse. Ce protagoniste est une jolie façon de montrer que la littérature et plus précisément la poésie dépasse les conflits et reste une forme de pureté que rien ne peut tuer. C’est aussi une manière de survivre, de garder espoir et finalement de se souvenir. L’art, qui est au centre de ce roman, cherche à contrer la guerre, le gris de la vie au pénitencier. La littérature, la musique tout comme le fait de faire voler un cerf-volant sont des formes de liberté que l’auteur met en avant avec brio. 

Oui j’ai versé une larme et j’ai refermé le livre le cœur serré, je pense le relire, pas de suite mais un jour. J’ai vraiment eu une impression de vivre les événements, d’être avec eux à Fukuoka, dans cette prison austère.

Une découverte de la littérature coréenne qui se fait avec un roman sublime !

Yun Dong-ju 윤동주

Yun Dong-ju
윤동주

Ciel, vent, étoiles et poèmes (Janvier 1948)

서시(序詩): Préface

죽는 날까지 하늘을 우러러 한 점 부끄럼 없기를

잎새에 나는 바람에도 나는 괴로와 했다

별을 노래하는 마음으로 모든 죽어가는 것을 사랑해야지

그리고 나에게 주어진 길을 걸어가야겠다

오늘 밤에도 별이 바람에 스치운다

Préface :

Jusqu’à la mort, fixer le ciel et ne souffrir d’aucune honte

Mon cœur fut jadis tourmenté par les bruissements même du vent s’infiltrant entre les feuilles.

D’une âme chantant les étoiles, je m’en vais aimer toutes formes de vies

Il ne me restera plus qu’à suivre la voie qui m’a été tracée,

Cette nuit encore, le ciel est parsemé d’étoiles.

Critique littéraire de bande dessinée – Carnation de X. Mussat

4 Août

« Les histoires d’amour finissent mal en général » et l’auteur l’a bien compris. A travers Carnation, il nous offre une vision d’un couple brisé, d’un amour impossible.

Tout d’abord parlons de l’ouvrage. Carnation est un projet de longue date publié en 2014 chez Casterman.  Sa couverture, sobre, donne envie de plonger son nez dedans. Le contour délicat et dorée de cette jeune fille contraste au bleu nuit. Le contraste sera d’ailleurs fort à propos au sein de la BD. Carnation ça veut dire « teint d’une personne, coloration des chairs ».  Le reste de la BD est en noir et blanc. En 256 pages l’auteur nous montre ce qu’est un corps.  Plus qu’une autobiographie, c’est clairement une autopsie que Mussat fait sur lui-même. Aujourd’hui professeur, il retourne à l’époque où il vivait à Angoulême et où il travaillait sur Kirikou … Un passé lourd où il a rencontré Sylvia.

Carnation

Carnation

Le second thème de cette bande dessinée est la création artistique, le questionnement sur ce que cela implique et sur les ressentis des artistes. Notamment le blues post Kirikou.

Mussat aborde également l’amour sous toutes ses formes dans Carnation. L’amour comme sentiment, l’amour de la chair, la place de l’amitié face à l’amour. L’auteur porte un regard presque une analyse sur ce sentiment. De la naissance de l’amour à la haine, Mussat nous donne à voir la naissance d’un couple, puis un couple qui se déchire. Souvent on se demande comment après être tombé amoureux, on peut en arriver à se séparer. L’auteur a compris et cherche à le dire par cette BD. Ce n’est pas une réponse générale, juste un cas précis, un exemple qui peut finalement nous rappeler nos histoires de vies à nous, à tout à chacun. Est-ce que l’amour est plus fort que la destruction ? Peut-on aimer et détruire l’autre ? Voici ce que Carnation dévoile en partie car comme tout le monde sait en amour rien n’est figé.

Sylvia

Sylvia

Un dessin délicat, parfois morbide, parfois dur et cruel mais toujours en adéquation avec le propos. Un ouvrage magnifique par la forme, original par son traitement du fond. Une autobiographie qui n’est pas égocentrée, un ouvrage qui m’a profondément touché. Un ouvrage qui ne laisse pas de marbre.

Le genre des histoires d’amour est ici revisité sous un jour nouveau. Un questionnement universel qui n’en finira pas de faire couler de l’encre !  

Critique littéraire – Les carnets secrets de Guillaume Bianco : Tome 1 Les Seins

3 Août

Une ode à la poitrine féminine !

(Pour seulement 9,95euros.)

Les carnets secrets de G. Bianco

Les carnets secrets de G. Bianco

Qui a dit que les hommes qui aimaient les seins étaient des pervers ? Surement pas moi car je les comprends ! Voici une bande dessinée qui célèbre nos divins mamelons alors autant s’en vanter un peu, non ?

Avec humour, galanterie et un peu d’envie G. Bianco nous dévoile sa vision à lui des seins, il les catalogues, les compare aux sandwichs de chez McDo (merci du cadeau hein) et surtout il en rêve ! Non ce n’est pas un ouvrage pornographique, non ce n’est pas juste une moquerie sexiste écrite par un homme, non ce n’est pas un macho de première qui veut faire un livre genre « les mecs parlent aux mecs et on se comprend ». C’est juste un homme qui n’a pas honte de parler des seins de manière simple, marrante et surtout vraie.

Un petit petit moment de bonheur, un instant de fun et surtout une idée de génie.

Merci G. Bianco d’avoir fait ça et merci Delcourt d’avoir publié Les Carnets Secrets de Guillaume Bianco !

Pour plus de plaisir, je vous invite à jeter un coup d’oeil au blog de l’auteur.

Les seins

Les seins

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