Archive | Open Book RSS feed for this section

Critique littéraire _ X-Ray, La Crise de Christophe Léon

13 Nov

X-Ray, La Crise est un roman ados publié le 21 octobre 2014 par les éditions Joie De Lire. Je les remercie ainsi que Babelio pour m’avoir permis de lire cet ouvrage et ainsi de découvrir cet auteur.

Christophe Léon a choisi d’aborder un thème actuel, un thème qui fait la une des journaux, un mot que les enfants et ados entendent tout les jours : “la crise”. Cette “crise” qui touche les adultes, les gens qui travaillent, l’économie et en réalité les enfants plus que ce qui n’est véritablement dit notamment sur les JT.

X-Ray, la crise

X-Ray, la crise

Synopsis et structure

A travers des voies diverses nous allons voir comment la crise a bouleversé le quotidien de ces jeunes et de leur famille. Comment LA crise va provoquer une crise familiale, une crise personnelle, une crise de nerf.

Chaque chapitre est focalisé sur un enfant différent.

Il y a tout d’abord Hugo qui accompagne sa mère à pôle emploi et qui voit la résignation et la fragilité des gens qui cherchent du travail au point d’accepter n’importe quel emploi.

Ensuite il y a Karine avec un QI bien au dessus de la moyenne. Brisée, elle cherche à tout contrôler, à briller et à être parfaite seulement elle ne peut pas remplacer ses parents. Prise au coeur de la dispute conjugale de ses parents, elle doit faire avec un petit frère fragile, Bruno. Nous le retrouverons deux chapitres plus loin avec sa passion pour les jeux vidéo.

Cyril se trouve pris entre les soucis familiaux des parents de Karine et Bruno et les déboire de son meilleur ami Anhtony. Ce dernier, livré à lui même à cause des emplois de ses parents, se met à boire démesurément avec ses amis Cyril et Flavien ou même seul.

Un avis global

Des histoires séparées qui ont des liens plus étroits que l’on ne le pense.

Christophe Léon nous présente des tranches de vies qui offrent une vision de la réalité. Un témoignage réaliste sur ce que vivent les enfants délaissés, dont les parents sont aux chômages, sans revenus, avec un maigre salaire malgré les heures de travail … Une lecture qui m’a plu mais qui n’est pas douce et rose. Une intrusion dans des vies pas forcément éloignée de la notre et qui donne à réfléchir sur l’actualité, sur la société, sur l’économie et le système français.

Un ouvrage de 123 pages, conseillé à partir de 15 ans, qui se lit facilement grâce à une plume délicate et qui transcrit avec douceur et justesse un sujet difficile et épineux.

tous les livres sur Babelio.com

Critique littéraire de BD _ Seconds de Bryan Lee O’Malley

12 Nov

Bryan Lee O’Malley est de retour. Le papa de Scott Pilgrim revient avec un one-shot de 300 pages aussi farfelues que sa précédente série.

L’auteur en quelques mots ?

Avatar de Radiomaru

Avatar de Radiomaru

Bryan Lee O’Malley est d’origine canadienne et cela influence beaucoup son travail tout comme son attrait prononcé pour la musique. Pour en savoir plus, il y a pas mal de détails à la fin des Scott Pilgrim version colorée. Une petite merveille et une mine d’or pour les fans de O’Malley même si vous avez déjà lu les originaux.

Allez voir son blog et n’hésitez pas à le suivre sur Twitter, il est super drôle !

Revenons à Seconds

Couverture

Couverture

Publiée chez Dargaud, ce comics au format un peu particulier est sorti le 26 octobre 2014. Il s’agit là d’un petit format à la couverture rigide. Au dessus de cette hard cover bleue on a une jaquette rouge qui détonne sur laquelle apparaît le portrait de notre héroïne, Katie. Nous voilà de nouveau happé par l’univers étrange de cet auteur.

Le synopsis de l’éditeur :

Katie a besoin d’une seconde chance pour réparer les petites catastrophes de sa vie. Un roman graphique plein d’humour, signée Bryan O’Malley.

Alors que Katie, chef de cuisine renommée est sur le point d’ouvrir un deuxième restaurant – le sien ! – les problèmes débarquent : l’ouverture est compromise, ses amours battent de l’aile, son ex réapparaît et, pour couronner le tout, sa meilleure serveuse se blesse. Katie a clairement perdu le contrôle : si seulement elle pouvait tout effacer et recommencer à zéro ! Ce dont elle a besoin, c’est d’une seconde chance. Tout le monde y a droit, après tout. Mais encore faut-il savoir en faire bon usage…

Le nouveau roman graphique de Bryan O’Malley,(Scott Pilgrim) : découvrez les pérégrinations déjantées de Katie !”

Seconde chance

Seconde chance

Mon avis !

J’attendais le retour de Bryan Lee O’Malley depuis 4 ans (le dernier Scott étant sorti en 2010). J’ai tenté de me repaître de cette faim insatiable avec la version colorée de la série Scott Pilgrim mais c’est avec Seconds que je me sens véritablement comblée. Un voyage unique et magique, une lecture bien meilleure qu’aucune drogue.

Seconds garde l’aspect graphique auquel Bryan Lee O’Malley nous a habitué. Un dessin simple à la fois efficace et mignon. L’environnement dans lequel évolue Katie semble aussi repris du quotidien de l’auteur, un décors très “made in Canada”. Mais ce n’est pas pour me déplaire.

Si la première version de Scott Pilgrim est sortie en noir et blanc, Seconds est un comics en couleurs. Toutefois ce n’est pas l’oeuvre de l’auteur mais de Nathan Fairbairn. C’est doux, c’est chaud et on a parfois l’impression de se trouver dans un dessin animé.

Parlons de Katie. Lee O’Malley donne vie à une jeune fille plutôt battante avec un fort caractère. Un brin têtue et un peu paumée, on s’identifie facilement à ce protagoniste gentil, fou et totalement craquant. Le fait qu’elle soit rousse m’a aidé à créer un lien avec ma personne.

Enfin et surtout l’histoire

Qui n’a jamais rêver de réparer ses erreurs, de retourner au moment fatidique et de tout changer ? Finalement Katie, c’est un peu nous tous. Avec des rêves, des possibilités, des capacités mais aussi une dose d’embarras, notre héroïne n’est pas un super héros mais une jeune fille presque banale pour qui on se prend d’amitié.

Katie

Katie

De l’amour, de l’humour, de l’amitié et un chef cuistot : une recette bien dosée qui ravira les amateurs de comics et de bd fun !

Un petit clin d’oeil à tout les amateurs de Ramona et Scott, on les retrouve dans une case de Seconds, à vous d’ouvrir l’oeil !

Vous l’aurez compris, je ne suis absolument pas objective car c’est un énorme coup de cœur pour moi et que je trouve ce comics fantastique, onirique et à mourir de rire !

C’est quand que ce grand monsieur vient en France que je puisse le rencontrer ?


→ une bonne idée cadeau pour votre petit copain ou votre frangin/frangine et ça tombe bien, Noël arrive !

Little Daisy

Critique littéraire de bande dessinée – La petite mort 2, Le secret de la licorne-sirène de Davy Mourier

20 Oct

Hello les poulets ! Vous vous souvenez, y a un peu moins d’un an je vous racontais comment la BD de Davy Mourier elle était super, qu’il fallait la lire toussa toussa … Et j’espère que vous l’avez effectivement lu parce qu’aujourd’hui je remet les bouchées doubles avec le tome 2 toujours édité par Delcourt et sortie le 8 octobre 2014.

Le secret de la licorne-sirène ?

La petite mort 2

La petite mort 2

 

Mais ça se peut pas, ça n’existe pas ! Et c’est faux, cette bd vous dira que c’est juste une espèce très rare …

La petite Mort revient pour notre plaisir. La voilà en âge d’aller au lycée avec Ludovic, son ami. Toujours rêveuse, la petite mort prend conscience de ses devoirs et obligations entre sa famille et les liens sociaux qu’elle tisse à l’école. La fin de l’enfance est ici représentée de façon cynique, drôle, parfois bête et méchante et c’est ça qui fait le charme de Davy Mourier, son humour noir et grossier.

J’ai rigolé avec ce second tome. Toujours autant de clins d’œil, de références et de remerciements. Les fausses publicités se moquant des industries multinationales sont de nouveau présentes et ponctuent la bd. J’ai apprécié découvrir de nouveaux personnages et aller plus en profondeur sur la façon de vivre au sein de la famille de la Petite Mort. Si dans le premier tome nous nous attachions facilement au personnage principal, ici c’est définitif, nous ne pouvons que l’adorer. Ce tome 2 nous offre une vision plus ample des personnages comme Ludovic que l’on apprend à connaître réellement. Voilà, c’est dit, j’ai aimé cette bd.

Tout comme pour le 1e tome, un jeux vidéo a été développé et j’ai hâte de voir ce que ça donne… Pour l’instant je patiente, j’ai pas encore eu le temps d’y jouer. Pour la réalité augmentée … C’est tout de même dommage qu’il y ai eu un décalage avec la sortie de l’album mais no comment je pense que ça ennuie suffisamment l’auteur.

Il ne me reste plus qu’à avoir une dédicace sur la page prévue à cet effet. En plus, rencontrer Davy Mourier c’est toujours sympa !

Pour avoir plus d’infos, notamment sur la sortie du jeu, je vous laisse le Facebook officiel de La Petite Mort.

Critique littéraire de nouvelle – Sexy No de Rose Darcy

8 Oct

Hey mes poulet(te)s : on a passé la barre des 200 articles publiés.

Revenons au sujet !

Amateur de Chick-lit cet article est pour vous, et pour les autres ça peut aussi vous donner envie de commencer ! Grâce à Babelio et aux édition Edibitch, que je remercie énormément, j’ai eu la chance de lire Sexy No de Rose Darcy. Une nouvelle de 65 pages, sortie en février 2014 qui se dévore en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire.

Couverture by Imag'in

Couverture by Imag’in

Je vous met la quatrième de couverture, elle en dit long sur le style de Rose Darcy :

Vous voyez le canon sur la couverture du livre, juste là ? C’est No.

« Eh oui public, c’est moi ! Enchantée. Je sens qu’on va bien s’entendre vous et moi. »

No n’a rien d’un top-modèle…

« Hey, je te permets pas ! »

… elle est ronde…

« Qu’est-ce que deux kilos en trop ? Bon, peut-être dix, en fait. »

… belle et sexy.

« Voilà qui est mieux, non mais ! »

Elle mène une vie plutôt déjantée et délirante…

« Ça, tu peux le dire ! Au fait, c’est pas en haut de la grande roue que je me suis réveillée ce matin ? »

… joue de ses atouts pour séduire…

« Tous les mecs craquent pour moi. Si, si, je vous assure ! »

… humour et charme sont ses armes fatales.

« Viens-là, Mel. T’es quand même plus sexy en kilt, toi, tu sais ? »

Bref, No est une femme moderne, légèrement garce sur les bords…

« Comment ça, moi, une bitch ? Ok, j’avoue, peut-être un peu. »

… avec un cœur guimauve à l’intérieur.

« Comme les nounours au chocolat. Hum, j’aime le chocolat… *bave* »

Un seul homme a réussi à l’atteindre avant de tout faire foirer.

« Ouais, Greg l’infâme. Le pire connard de l’univers. Mais pourquoi faut-il qu’il me fasse craquer comme ça ? C’est pô juste ! »

Découvrez ce qui se passe quand ces deux-là se retrouvent après des années passées loin l’un de l’autre.

« Comment ça, Greg débarque ? C’est une blague, hein ? Allez, arrête de déconner la voix off. Il ne peut pas revenir, impossible. Il est très bien là où il est. N’est-ce pas ? »

No n’est pas au bout de ses surprises et vous non plus.

« Ça, j’en ai bien l’impression. Au secours !!! »

Bienvenue dans l’univers farfelu et décapant de No. Attention à l’atterrissage !

 

Et maintenant, voici le sinopsis d’Edibitch :

 

“Elle ne rentre pas dans un jean slim en taille 34. Elle ne fait pas la couverture du dernier numéro de Vanity Fair. Elle n’est pas le centre du monde, même si elle aimerait ! Elle n’est pas l’un de ces top modèles qui défilent pour Victoria’s Secret. Elle n’est la muse d’aucun créateur, ni l’égérie de Dior, même si elle adorerait. Elle n’est pas l’objet de tous les fantasmes et il n’y a pas des milliers de gens qui s’endorment en rêvant d’elle. Elle n’est pas la femme que tout homme désire. Non, elle n’est pas tout ça. Et peu importe ! Parce qu’il y a bien une chose qu’elle est. Elle est… elle. No. Et vous allez adorer ses imperfections au point de tomber amoureux d’elle. Vous êtes prévenus !”

Voici ce que No doit penser au fond d’elle même …

 

Mon avis dans tout ça :

Avec Sexy No j’ai rigolé, j’ai eu envie d’étouffer No, de lui dire qu’elle était bête mais finalement tellement humaine, tellement girly. Voilà un personnage vrai, Noéline surnommée No qui vit avec des kilos en trop. Pas vraiment en sur-poids mais pas la taille mannequin No a tendance à ne pas assumer face aux garçons sa graisse superflue. Un peu gauche, No a une répartie qui fait pâlir les hommes, elle n’accepte que les coups d’un soir et remballe sévèrement les mecs qui s’aviseraient de vouloir plus.

Un livre pas prise de tête, drôle et qui nous rappelle à toutes nos kilos en trop, nos imperfections et surtout notre mécontentement permanent. Rose Darcy, dont je suis le blog depuis longtemps et sur qui j’avais déjà fait un article sous son nom de bloggeuse littéraire à l’époque (aka Coeur de libraire) m’a fait fondre sous sa plume renversante. J’avais déjà lu des extraits de textes qu’elle avait publié sur internet. Une prose délicate, sans fioritures qui se lit aisément.

Un livre qui est dispo en ebook ainsi qu’en format papier qui tiendra dans les plus petits sac à main ! La couv est jolie et illustre bien le propos. C’est tout de même sympa de casser les stéréotypes de la fille ultra sexy avec une poitrine démesurément grosse par rapport à sa taille. Non là, c’est une jeune femme normale, un peu ronde, qui s’habille comme tout le monde.

Régime, tu nous auras pas ! Nous sommes trop belles.

Juste un point qui négatif sur cet ouvrage, s’il l’est vraiment … Les références qui, dans quelques temps, risque de rendre ce livre un peu moins actuel et drôle. Le passage où il est fait mention de Katy Perry et de la chanson I kissed a Girl. Si ce dernier semble paraître explicite pour tous j’ai personnellement eu du mal à percuter. Pourtant j’écoute cette chanteuse et connais plusieurs chansons mais peut-être ai-je le cerveau lent. Par contre, Dirty Dancing est un clein d’oeil bien envoyé que j’ai capté de suite !

Un bon début pour une auteure en herbe qui, espérons-le, conservera son côté innocent et sincère que l’on sent à chaque page. J’apprécie la bienveillance des personnages. Maintenant, j’en voudrais un peu plus, un roman plus étoffé, plus long. Cette nouvelle très plaisante ne pourrait-elle pas devenir une base pour un roman ? S’il te plait, Rose Darcy. En attendant je pense découvrir un peu plus son univers en lisant Accords Imparfaits.

 

Une auteure à suivre.

tous les livres sur Babelio.com

Critique littéraire de bande dessinée – Clochette aux pays des merveilles de Crisse et Peña

5 Oct

Une couverture qui fait envie, un titre qui sent bon les contes que j’aime … La rencontre d’Alice de Lewis Caroll et de la fée clochette issue de l’univers de J.M. Barrie (dont le roman s’intitule Peter Pan). Et tout cela dessiné par Crisse ? Pour ce qui est de Peña, je l’ai découvert avec cet album. Sortie le 26 septembre 2014 en librairie et édité par Le Lombard, cette bande dessinée est le Tome 1 d’une possible série mais je n’ai pas d’information sur le sujet … La fin laisse tout de même présager une suite probable.

Le synopsis donné par Le Lombard :

Première de couverture

Première de couverture

Une nuit à Londres, Clochette croit voir Peter Pan se réfugier dans une vieille librairie. Elle y entre à son tour mais, pas de Peter… Caché, le vieux libraire acariâtre l’observe, puis veut la chasser. Il prend un livre sur le présentoir et le referme sur la fée. Le livre n’est autre qu’Alice au pays des merveilles… Voici Clochette projetée dans ce monde de doux dingues, où sa magie ne fonctionne pas. Seule Alice, qui vient aussi d’un autre monde, pourra l’aider…

Clochette, je l’attendais … trop peut-être ?

Les personnages

Les personnages

Cet album est le fruit d’une collaboration entre Crisse (scénario + dessin) et de Peña à la couleur. A la fin de la bande dessinée, un carnet nous présente une interview entre ces deux artistes qui expliquent la naissance de ce projet ainsi que sa réalisation. Nous y apprenons par exemple que l’idée de faire une bd sur Clochette est née après la conception d’une affiche pour un festival. Nos deux comparses ont discuté et se sont mis d’accord sur l’idée de fusionner Wonderland et Neverland grâce à deux personnages féminins phares que sont Alice et Clochette.

Personnellement, je trouve que le scénario ne va pas assez en profondeur. Peut-être, si suite il y a, que les choses viendront après mais j’ai trouvé ce premier tome rapide et creux. Néanmoins j’ai apprécié la lire ne serait-ce que pour ses qualités graphiques indéniables. Je suis scotchée. C’est beau, la coloration de Peña est une merveille. L’album lui-même est réussit avec sa couverture en relief qui a l’effet d’une feuille. J’ai aussi apprécié retrouver les traits caractéristiques de Crisse, ses rondeurs avec les personnages qui ont bercé mon enfance à savoir Clochette, Alice et même les personnages du Magicien D’Oz. Voilà une Fée Clochette mignonne et une Alice plus pulpeuse que jamais !

En bref, un très bel album avec une histoire juste sympa.

Critique littéraire – Half Bad de Sally Green

26 Sep
Petit mot

Petit mot

Parmi les romans très attendus lors de cette rentrée littéraire, il y avait le tome 1 “Traque Blanche” de la trilogie Half Bad de Sally Green publié aux éditions Milan. Sa sortie nationale était le 24 septembre 2014 et afin de célébrer cette dernière, une chasse au trésor a été organisée. 100 exemplaires de Half Bad avaient été dissimulés entre la France et la Belgique. A Lyon, 10 exemplaires ont été cachés. J’ai suivi les indices de L’Ouvrage (d’ailleurs il reste des exemplaires dans la nature, partez vous aussi en quête du votre !).

Un roman fantastique, classé en young-adult, que je recommande !

 

Voilà le synopsis ainsi que le trailer donnés par les éditions Milan

“Dans l’Angleterre d’aujourd’hui, deux clans de sorciers vivent en secret au côté des humains : les adeptes de la magie blanche et les sorciers noirs. Mais la naissance de Nathan vient bousculer l’équilibre des forces car il est à la fois un sorcier blanc et un sorcier noir. Son père est un des plus puissants et cruels sorciers du monde. Sa mère, adepte de la magie blanche, est morte. A 16 ans, Nathan va recevoir ses pouvoirs comme tous les sorciers. Mais il n’est pas comme tous les sorciers… Son clan va décider de l’enfermer : Nathan est piégé dans une cage, battu et menotté. Les frontières entre le bien et le mal n’ont jamais été aussi floues et menacées.”

 

La quatrième de couverture est géniale et donne envie tout autant qu’elle angoisse …

 

“Tu ne sais ni lire ni écrire, mais tu guéris vite, pour un sorcier.

Tu ne supportes pas de rester enfermé une fois la nuit tombée.

Tu détestes les sorciers blancs mais tu aimes Annalise.

Tu es enfermés depuis tes quatorze ans.

Maintenant, tu n’as pas le choix :

tu dois fuir et retrouver Mercury, la sorcière noire qui dévore les petits garçons.

Et tout ça avant ton dix-septième anniversaire.

Facile …”

"Libérez-Moi"

« Libérez-Moi »

J’ai fini par découvrir mon exemplaire de Half Bad dans un par-terre de fleurs devant l’ancienne prison Saint Paul à Lyon, “enchaîné” avec un papier demandant “libérez-moi”. Cachette très stratégique avec une mise en scène vraiment sympa (dommage qu’il y ai eu cette pluie) .

Voilà, nous sommes deux jours après, j’ai terminé le roman …… Et je veux la suite !

 

Plus concrètement, voici mon avis :

Trouvé !

Trouvé !

Un livre qui n’est pas sans rappeler une lecture marquante pour moi et pour beaucoup : Harry Potter de J.K. Rowling. En effet, nous voilà projeté dans un monde où sorciers et non sorciers se côtoient. Alors là, pas de moldus mais des “béjaunes”, les sangs-mêlés sont toujours des êtres mi-sorciers/mi-humains et enfin il y a les sorciers. Ceux-ci sont “blancs” ou “noirs” en fonction de leur position sur le bien et le mal. Attention toutefois à ne pas faire d’amalgame entre ces deux univers. Celui-ci est plus “trash” et moins conventionnel que celui de Harry Potter. De plus malgré son apparence manichéenne le monde de Half Bad se révèle plein de nuances. On ne naît pas bon ou mauvais, on choisit de le devenir.

Toutefois, Nathan, le héros, semble avoir été désigné comme mauvais à la naissance. Seuls quelques proches continuent de le voir comme un être fondamentalement bon, quoi que différent des autres sorciers blancs.

Rejeté, enfermé et torturé Nathan est obligé de se construire seul dans un monde où tous souhaitent l’anéantir. Un roman sombre, dur, où rares sont les moments de répits pour notre protagoniste. Voici un monde cruel qui ne cache pas sa noirceur !

 

Sally Green connaît ses classiques et on peut pressentir une histoire d’amour à la Roméo et Juliette dans un monde de sorciers. J’ai hâte de savoir ce que la suite nous dira … Annelise – notre Juliette – est-elle quelque de bien ? Quel est sa place, quel rôle joue t’elle ?

On retrouve une ambiance British avec Londres, l’Ecosse, le Pays de Galles et même la Suisse (d’accord, c’est pas trop British mais bon).

 

Un dernier point sur la forme, qui me semble assez originale. Les deux premiers chapitres divergent du reste. Le narrateur change. Au départ on a une vision externe pour ensuite plongé dans l’esprit de Nathan. Un flash back amène le héros a expliqué pourquoi il est en cage au début du roman. C’est une technique bien utilisée qui m’a au début étonnée et finalement j’adhère totalement !

Un début sur les chapeau de roue pour une saga prometteuse !

HALF BAD

HALF BAD

 

L’article sur les coulisses de la publication de Half Bad est intéressant et j’en recommande la lecture.

Jettez un oeil sur la page Facebook du livre !

Swap Elfes et Magiciens

22 Sep

Alors voici mon deuxième article parlant du Swap Elfes et Magiciens, mais si rappelez-vous !

Dimanche 21 septembre on ouvrait les colis c’est pourquoi aujourd’hui je vais vous dire ce que j’ai eu … J’ai même eu la larme à l’oeil tellement Amarüel est un elfe digne de ce nom ! Allez voir son blog !  Nous avions décidé de ne faire le colis que sur les elfes, c’est pourquoi mon binôme a été en quête de petites pépites !

Colis

Colis

L'art de la guerre

L’art de la guerre

Tout d’abord, voici un manuscrit elfique que tous savent sur le bout de la langue. Très utile en cas de guerre, Den Patrick dévoile ici les tactiques d’attaques elfiques ! Un sublime cadeau qui j’espère ne servira jamais, la guerre c’est un truc d’humain !

Cuisine elfique

Cuisine elfique

Afin de ne pas faire la guerre, il faut vivre en harmonie, quoi de mieux pour cela qu’un bon repas ? Amarüel l’a bien compris en m’envoyant un livre de recette des mets de sa contrée. Sublimement illustré, ce précis va m’être fort utile pour ma cueillette demain.

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un elfe est un artiste, c’est pourquoi, j’ai reçu de quoi dessiner. De très jolies fresques ! D’un tout autre style que dans la forêt de chez moi. Vraiment, j’ai hâte de me rendre en pèlerinage chez Amarüel.

Coloriage

Coloriage

La fille du roi des elfes

La fille du roi des elfes

Enfin, un elfe se doit de connaître son histoire, c’est la raison pour laquelle j’ai également eu “La fille du roi des Elfes” de Dunsany. Un véritable moment de notre Histoire.

Ceci étant dit, passons au reste car dans ce colis il n’y avait pas que des manuscrits. Amarüel m’a fait parvenir un objet magique qui appartenait à sa famille : une feuille aux vertues magiques (mais je ne vous en dirais pas plus, les secrets doivent parfois le rester). Je la remercie d’avoir cousue cette feuille et d’en avoir fait une besace. Je pourrais y glisser le précis de cuisine elfique lorsque j’irais en forêt récolter les ingrédients nécessaires.

Besace

Besace

Merci également pour ces gourmandises que tu nommes Caramels au beurre salé. Délicieux, raffiné et délicat. Ils laissent une saveur agréable sur le palais durant un petit moment. Quel régal.

Marque page

Marque page

Pour ce qui est des lettres j’ai reçu une carte faites à la main ainsi qu’un marque page réalisé par Amarüel. Tu es toujours un dessinateur hors-pair ! J’ai trouvé deux cartes postales faites par un autre elfe. Sublime ! Je pense les utiliser pour faire la décoration de mon arbre. Et pour finir, sur le colis était apposé le sceau de la contrée d’Amarüel : un arbre elfique doré.

Verso du marque page

Verso du marque page

 

Sceau elfique

Sceau elfique

Merci encore pour ce magnifique Swap ! Je suis heureuse de toutes ces surprises. Amarüel a été un binôme génial. Je suis gâtée et j’ai été touchée par tant d’attention.

Je n’hésiterais pas à retenter l’expérience.

Doomboy, Tony Sandoval – Critique littéraire de bande dessinée

17 Sep

On ne le présente plus sur ce blog, T. Sandoval est un incontournable de ma bibliothèque. Directeur de la collection calamar de chez Paquet, cet auteur d’origine mexicaine me fascine énormément. C’est pourquoi après le cadavre et le sofa (qui vient de reparaître chez Paquet ce mois-ci) ainsi que Le serpent d’eau, j’ai choisi de vous présenter aujourd’hui un troisième chef d’oeuvre de cet auteur : Doomboy. Sortie en septembre 2011, je vous conseille cette BD.

Doomboy

Doomboy

Flirtant encore avec la mort, l’adolescence, le rêve et l’étrange, Sandoval nous emporte de nouveau dans son univers si sombre et en même temps chargé d’espoir. Une saveur que lui seul sait transmettre !

Voilà ce que dit la quatrième de couverture :

Doomboy est un adolescent solitaire qui joue pour lui seul des morceaux de guitare électrique. Pour lui seul ? Pas tout à fait car à l’aide d’un vieil émetteur radio, il envoie ses morceaux vers sa bien aimée, vers l’au-delà. Ce qu’il ignore, c’est que toute la ville capte sa musique. Il devient très vite un héros anonyme, seul son meilleur ami sachant qu’il est l’auteur de ces compositions. Jusqu’au jour où un enregistrement de sa musique circule…

A mon tour de dire ce que je pense !

Onirisme

Onirisme

La mer, une météo étrange, des musiques déchaînées et un ado paumé qui vient de perdre sa copine et un meilleur ami fan. Voilà dans quel monde on s’engouffre. Les riffs de guitares vont prendre le dessus sur tout ! La puissance de la BD résulte de cette alchimie entre le vrai et l’onirique. Des aplats de couleurs sublimes, des personnages touchants et un paysage qui donne envie.

Doomboy au départ inconnu et malmené par les gens de son âge va devenir une légende locale grâce à la diffusion de ses morceaux de guitare à la radio. Voilà comment ses compositions spécialement conçues pour son amour défunt vont devenir des rendez-vous quotidiens très attendus. Sandoval va traiter de l’amour de façon subtile, délicate et vraie. Si notre protagoniste a perdu la personne qu’il aimait, certains autres personnages vont apprendre à tomber amoureux. Malheureusement tout le monde ne sait pas accepter l’amour ou n’assume pas son orientation et Sandoval va alors illustrer un rejet de l’homosexualité qui se fait avec violence.

Doomboy

Doomboy

Même si on s’attend un peu à ce qui se passe à force de lire cet auteur, il sait nous surprendre et nous fait fantasmer de nouveau.

Un coup de cœur pour la marchande d’étoile … A vous de lire pour la découvrir !

Ceci est un article dit « sac à main »

8 Sep

Hello !

J’espère que la rentrée s’est bien passée pour vous, pour ma part j’ai fini mes études il y une semaine et je suis heureuse.

Depuis que je vous ai quitté j’ai lu, je suis allée au cinéma, j’ai vu la pluie, j’ai traversée la France, j’ai vu le soleil, j’ai rigolé, j’ai pleuré (cf: je suis allée au cinéma), j’ai découvert des morceaux de musique, je suis allée à un festival dont j’aimerais vous parler ! Alors cet article de rentrée sera comme un sac à main de fille, bien rempli mais chaque chose a son importance !

 

  • Commençons par les romans :

 

L'homme qui voulait être heureux, Gounelle

L’homme qui voulait être heureux, Gounelle

Je ne sais sais pas à quoi je m’attendais en décidant de lire L’homme qui voulait être heureux de Gounelle, mais j’ai été agréablement surprise. Mais c’est plus un livre de réflexion et de développement personnel qu’un véritable roman … Voici donc un texte qui traite de la quête du bonheur. Pas prise de tête mais pas non plus la révélation pour moi.

Le mec de la tombe d'à côté, Mazetti

Le mec de la tombe d’à côté, Mazetti

 

J’ai ensuite continué avec un autre roman qui se vend très bien, Le mec de la tombe d’à côté de Mazetti … La magie a opéré et je pense lire la suite dès que possible ! Bien écrit, sympa et drôle, ce roman est plein de sentiments. C’est un peu l’amour est dans le pré en version romanesque mais de l’amour et de la haine, de la conquête et des moments tristes, ça n’a jamais fait de mal. Un peu chick’ lit sur les bords, ce livre est la touche girly de mon été.

 

La joueuse d'échecs, Henrichs

La joueuse d’échecs, Henrichs

J’ai enchaîné avec La joueuse d’échecs de Henrichs. Wahou ! Voici un livre qui pourrait faire peur à certains hommes. On y voit l’évolution d’une femme qui s’affirme de plus en plus. J’ai hâte de voir l’adaptation cinématographique de ce roman. Nous voici en Grèce, Eleni femme de ménage, est une bonne épouse, une mère attentionnée jusqu’au jour où elle découvre les échecs et se passionne pour ce jeux. Une quête initiatique qui permettra à cette femme de sortir de son cocon. Une écriture délicate, un livre plein de justesse, un portrait touchant de l’île de Naxos et de ses habitants.

Et si je vous laissais de suite pour faire une partie d’échec ?

Balzac et la petite tailleuse chinoise, Sijie

Balzac et la petite tailleuse chinoise, Sijie

 

Non, c’est raté, j’ai encore lu … Et je termine cette liste littéraire avec Balzac et la petite tailleuse chinoise de Dai Sijie. Ode à la lecture, à la découverte et à la littérature en générale. Deux enfants feront tout pour sauver des ouvrages du ravage que Mao a provoqué en Chine. Subtile, parfois dur mais toujours magnifique, ce livre est un chef d’oeuvre. Ce roman a été adapté en film mais je garde pour moi l’image de ma tailleuse et ne veut pas voir ce film pour le moment.

 

  • Passons aux films …

the fault is in your stars

The fault is in our stars

 

J’ai vu Nos étoiles contraires … Je ne voulais pas lire le livre car au vu de l’histoire je ne me sentais pas capable. Je suis faible et émotive, souvent trop … et le cancer est un sujet qui me rend un peu déprimée, alors une histoire qui parle d’ados, d’enfants ayant ce genre de maladie, moi j’en aurais effacé les lettres du livres avec mes larmes. J’ai pris ma mère par le bras et nous sommes allées voir le film ensemble. Je n’ai pas vu Divergente, je ne connaissais pas les acteurs Shailene Woodley et Ansel Elgort. Ils sont touchants et nous transportent dans cette histoire avec brio. Je crois que je n’étais pas vraiment prête pour aller voir ce film. Il est dur, mais c’est la réalité, la vie autour de nous et ces deux ados, fictifs, sont l’image de la force dont les enfants malades font preuve ! Une histoire qui n’est pas sur le cancer mais sur l’amour et sa force ! Je ne vais pas dire plus, juste qu’il est comme une explosion dans mon coeur. Et dans la BO il y a Kodaline, Ed Sheeran et Jake Bugg … Conquis ?

 

Le second film, pas plus gaie à vrai dire c’est Le rôle de ma vie de Zach Braff. Je ne l’ai peut être jamais dit ici mais mon film favoris c’est Garden State (le premier film de Zach Braff). J’ai la guimauvite dès que je le vois alors quand j’ai su qu’il en réalisait un second, je ne fut que joie. J’ai donc couru dans la salle de cinéma ! Entre éclats de rire et reniflement gras, ce film est une montagne russe. Zach Braff dresse le portrait d’une famille juive qui doit faire face aux problèmes de santé du grand-père, aux soucis familiaux, financiers et religieux. Mais les problèmes ont parfois des solutions hilarantes ou cocasses et Zach Braff est un champion pour mettre en avant ces instants de vie. On retrouve dans ce film, Donald Faison son, partenaire de Scrubs, ainsi que Jim Parsons ( de Big Bang Theory). Et rien que pour ça, ce film est drôle !

Je suis  consciente que ce film, voir même Zach Braff, mériterait un article juste pour lui mais je voulais qu’il figure dans ce top rentrée, histoire de montrer que dans mon article “sac à main” il y avait un portefeuille (chose essentielle), et ce film c’est ça !

WISH I WAS HERE

WISH I WAS HERE

 

  • Enfin, j’aimerais vous parler un peu de la Normandie et surtout du Festival International du Cerf-volant de Dieppe.

 

Je suis normande (de la Haute, plus pour longtemps, donc ça vaut le coup de le préciser). J’aime les clichés et donc je vois du cidre, de la crème fraîche et j’ai une adoration pour les galets. Traite de plaisanterie, je trouve que c’est une région magnifique qui mérite que l’on s’y attarde. Nombreux sont les auteurs à avoir décrits les beautés que recèle cette partie de la France, ce n’est pas pour rien.

 

Bref, la dernière beauté que j’ai découvert c’est ce festival qui fait venir des cerfs-volistes du monde entier : le festival de Dieppe. Délicat, aérien, beau et planant … je suis retombée en enfance, j’avais des étoiles dans les yeux. On peut voir des types de cerfs-volants inimaginables. Entre un suédois qui fait des armatures plumes, un japonais aux toiles rectangulaires peintes traditionnellement, un anglais qui dessine durant des années la toile de sont cerf-volant avant de la réaliser, des indiens (à l’honneur cette année) qui ont des OVNI (sincèrement).

En gros ça se passe en ce moment et jusqu’au 14 septembre 2014, je vous conseille le détour ! En plus il y a les combats de cerfs-volants qui doivent valoir le coup mais je ne peux malheureusement pas m’y rendre.

Dites-moi  s’y vous y avez été ce que vous en avez pensé !

Festival international de cerfs-volants

Festival international de cerfs-volants

 

Je vous avez dit que je voulais faire des modifs, elles se préparent ! En attendant, vous et moi nous pourrions rendre la page Facebook plus vivante si vous veniez y discuter de la pluie, du beau temps avec moi. Je vous donne rendez-vous derrière un clic sur ce lien.

 

XoXo à tous !

Critique littéraire – Le Garde, le poète et le prisonnier de Lee JUNG-MYUNG

24 Août

Alors je reviens avec un roman chargé en émotion et en qualité littéraire ! Mais avant ça jusqu’au 8 septembre c’est assez chargé et j’ai du mal à tenir les posts régulier mais c’est bientôt la fin – la fin des études aussi \o/ – donc tenez bon avec moi et continuez à lire ce blog qui sans vous n’aurez plus aucun sens. Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, à lire mes petites critiques et à venir sur la page Facebook de Chickon : je vous REMERCIE !

Le Garde, Le Poète et le Prisonnier

Le Garde, Le Poète et le Prisonnier

Passons à présent aux choses sérieuses, Le garde, le poète et le prisonnier de Lee JUNG-MYUNG. Ce roman, édité en avril 2014 chez Michel Lafon, est le premier de cet auteur coréen à avoir été traduit. D’abord traduit du coréen en anglais et ensuite de l’anglais en français j’imagine qu’il est bon de pouvoir le lire en langue originale pour profiter de toutes les subtilités de la langue mais je ne connais pas le coréen. 

J’ai vu la couverture, de la douceur semblait en sortir. J’ai pris l’ouvrage et j’ai vu un mix de roman et de poésie, sans lire plus je me suis lancée dans cette lecture captivante.

Je vous mets le synopsis que l’on trouve en quatrième de couverture :

“Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. Dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants, le gardien-chef, Sugiyama, réputé pour sa cruauté bestiale, vient d’être assassiné. Le jeune conscrit Watanabe est chargé de l’enquête ; mais à peine l’a-t-il commencée qu’un détenu coréen, communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne croit pas à sa version des faits et décide de poursuivre ses investigations malgré les ordres. En reconstituant les derniers mois du gardien-chef, il met au jour l’étrange relation qui s’est nouée entre la brute Sugiyama et Yun Dong-Ju, un jeune poète coréen condamné pour « écrits séditieux ». Alors que la guerre fait rage et que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en œuvre pour protéger Yun Dong-Ju, dont les vers sont si purs qu’ils brisent le plus dur des cœurs. Mais il devra affronter un complot qui dépasse largement l’enceinte de la prison…” 

Mon avis sur ce roman :

Inspiré de faits réel et de la vie du poète Yun DONG-JU, ce roman m’a appris beaucoup de choses sur l’histoire Japonaise et Coréenne, sur les conflits et les mentalités. Lisant pas mal de littérature asiatique en tout genre depuis quelques mois, je commence à découvrir un univers littéraire foisonnant, puissant par la beauté des mots qui servent à dévoiler une réalité dure et froide. Un témoignage poignant sur les mentalités en temps de guerre.

Une fiction touchante, criante de vérité et une sublime manière de redonner vie à un poète dont je veux apprendre plus.

Watanabe est un penseur, un humaniste qui est pris dans des conflits qui le dépasse. Ce protagoniste est une jolie façon de montrer que la littérature et plus précisément la poésie dépasse les conflits et reste une forme de pureté que rien ne peut tuer. C’est aussi une manière de survivre, de garder espoir et finalement de se souvenir. L’art, qui est au centre de ce roman, cherche à contrer la guerre, le gris de la vie au pénitencier. La littérature, la musique tout comme le fait de faire voler un cerf-volant sont des formes de liberté que l’auteur met en avant avec brio. 

Oui j’ai versé une larme et j’ai refermé le livre le cœur serré, je pense le relire, pas de suite mais un jour. J’ai vraiment eu une impression de vivre les événements, d’être avec eux à Fukuoka, dans cette prison austère.

Une découverte de la littérature coréenne qui se fait avec un roman sublime !

Yun Dong-ju 윤동주

Yun Dong-ju
윤동주

Ciel, vent, étoiles et poèmes (Janvier 1948)

서시(序詩): Préface

죽는 날까지 하늘을 우러러 한 점 부끄럼 없기를

잎새에 나는 바람에도 나는 괴로와 했다

별을 노래하는 마음으로 모든 죽어가는 것을 사랑해야지

그리고 나에게 주어진 길을 걸어가야겠다

오늘 밤에도 별이 바람에 스치운다

Préface :

Jusqu’à la mort, fixer le ciel et ne souffrir d’aucune honte

Mon cœur fut jadis tourmenté par les bruissements même du vent s’infiltrant entre les feuilles.

D’une âme chantant les étoiles, je m’en vais aimer toutes formes de vies

Il ne me restera plus qu’à suivre la voie qui m’a été tracée,

Cette nuit encore, le ciel est parsemé d’étoiles.

%d blogueurs aiment cette page :